Le Royaume-Uni double son engagement financier pour lutter contre la pire épidémie d'Ebola jamais enregistrée en République démocratique du Congo (RDC), où plus de 6 000 cas ont été confirmés depuis le début de l'année. Londres annonce une enveloppe supplémentaire de 50 millions de livres sterling (67,5 millions de dollars), portant son aide totale à 78 millions de livres, afin de renforcer la surveillance épidémiologique, les soins de santé et les mesures de prévention dans les zones touchées.
Un financement ciblé pour des besoins urgents
Cette nouvelle contribution britannique vise à soutenir plusieurs axes critiques de la réponse sanitaire : la surveillance des maladies, la protection des travailleurs de santé en première ligne, l'accès aux traitements, le contrôle des infections, la sensibilisation communautaire et la gestion des enterrements sécurisés. Ces mesures s'inscrivent dans une stratégie globale pour contenir la propagation du virus, notamment dans les régions affectées par l'insécurité et l'accès limité aux soins.
Une souche virale rare et sans solution thérapeutique
L'épidémie actuelle en RDC est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle aucun vaccin ni traitement n'a encore été approuvé. Cette particularité aggrave la crise, car elle limite les options disponibles pour les autorités sanitaires locales et les partenaires internationaux. Les experts britanniques déployés sur place apportent un appui technique pour pallier ces lacunes, tout en renforçant les capacités locales de réponse.
Une réponse accélérée face à l'intensification de l'épidémie
Avec plus de 6 000 cas confirmés, cette épidémie est la plus grave jamais enregistrée en RDC et la deuxième plus rapide de l'histoire. Kirsty McNeill, ministre britannique pour l'Afrique, a souligné que le Royaume-Uni ajustait son intervention « pour correspondre à l'ampleur et à la vitesse de la propagation ». Cette annonce intervient alors que les acteurs humanitaires et sanitaires alertent sur le risque de saturation des systèmes de santé dans les provinces touchées, où les infrastructures restent fragiles.