Le produit intérieur brut du Royaume-Uni a augmenté de 0,4 % en juillet, contre une prévision de stagnation, grâce à la dynamique du secteur des services et à l'apport de l'intelligence artificielle. Cette performance survient alors que les analystes anticipaient une reprise difficile à maintenir avant le prochain Budget.
Une hausse inattendue de 0,4 % en juillet
Selon l'Office for National Statistics (ONS), le PIB a progressé de 0,4 % au cours du mois de juillet, alors que les économistes s'attendaient à aucun gain. Cette hausse s'inscrit dans une série de performances récentes : 0,3 % en juin et aucun mouvement en mai. Sur le trimestre glissant, la croissance cumulée s'établit également à 0,4 %.
Le secteur des services, moteur principal de la reprise
Le dynamisme provient surtout du secteur des services, où la programmation informatique a affiché une forte progression. L'ONS souligne que les entreprises spécialisées en intelligence artificielle et technologies associées ont contribué à cette dynamique, non seulement en juillet mais également en mai et juin. Cette tendance reflète la capacité du secteur technologique à soutenir la croissance même en période de ralentissement général.
Facteurs climatiques et événements sportifs, un impact différencié
Liz McKeown, directrice des statistiques économiques de l'ONS, a indiqué que la météo clémente et la Coupe du monde de football ont influencé l'activité économique en juillet. Les effets ont toutefois varié selon les industries : certains acteurs ont bénéficié d'une hausse de la demande, tandis que d'autres ont fait face à des défis, notamment dans les secteurs dépendants de la consommation extérieure.
Perspectives avant le Budget : entre optimisme et incertitude
Richard Carter, responsable de la recherche sur les titres à revenu fixe chez Quilter Cheviot, rappelle que la croissance pourrait s'essouffler à l'approche du Budget, période où l'activité économique a tendance à se stabiliser. Il souligne également que le conflit au Moyen-Orient continue d'impacter les indicateurs macroéconomiques, le Royaume-Uni étant particulièrement exposé aux retombées. Les appels à des mesures pro-croissance se font entendre, mais la marge de manœuvre du gouvernement reste à évaluer.