Le gouvernement britannique a actualisé sa politique de visa étudiant en exemptant les ressortissants de 63 pays et territoires de l'obligation de fournir des preuves de ressources financières pour couvrir leurs frais de subsistance. Cette mesure, intégrée au dispositif de « preuve différentielle », vise à simplifier les démarches administratives pour les candidats issus de ces zones géographiques spécifiques.
Un allègement sous conditions
Bien que cette exemption dispense les étudiants de présenter des justificatifs de fonds pour leur vie quotidienne au Royaume-Uni, elle ne constitue pas une suppression totale des exigences financières. Les candidats restent tenus de démontrer leur capacité à régler les frais de scolarité liés à leur formation. Par ailleurs, les autorités britanniques précisent que le service de l'immigration (UKVI) se réserve le droit de solliciter des preuves financières complémentaires à tout moment avant de rendre une décision sur une demande de visa.
Les critères financiers pour les autres candidats
Pour les étudiants ne bénéficiant pas de cette exemption, les exigences demeurent strictes. Le montant requis varie selon la localisation de l'établissement : il est fixé à 1 529 livres sterling par mois pour les études à Londres, contre 1 171 livres sterling par mois pour le reste du pays, sur une période maximale de neuf mois. Ces fonds doivent généralement être détenus sur un compte bancaire pendant une période ininterrompue d'au moins 28 jours, se terminant dans les 31 jours précédant le dépôt de la demande.
Les profils éligibles à l'exemption
La liste des pays concernés par cette mesure inclut notamment Maurice, la Tunisie, le Botswana, ainsi que plusieurs nations européennes, asiatiques et américaines. Outre ces nationalités, les ressortissants britanniques résidant à l'étranger sont également couverts par cette disposition. Il est à noter que d'autres profils sont exonérés de cette preuve de fonds, indépendamment de leur nationalité, notamment les étudiants résidant déjà au Royaume-Uni avec un visa valide depuis au moins 12 mois, ainsi que les responsables syndicaux étudiants en mandat sabbatique.