Le gouvernement britannique a officiellement pointé la responsabilité des Gardiens de la révolution iraniens dans une tentative d'infiltration visant la base aérienne de la Royal Air Force (RAF) à Fairford. En réponse à cet incident sécuritaire, Londres a annoncé de nouvelles sanctions contre deux ressortissants iraniens, marquant une escalade diplomatique majeure entre les deux nations.
Une menace directe sur le sol britannique
Le Premier ministre Andy Burnham a affirmé devant le Parlement que la tentative d'intrusion, survenue le 27 septembre dernier, était « presque certainement » dirigée par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC). Bien que les cinq suspects initialement arrêtés aient été libérés sous caution, l'enquête se poursuit avec l'interpellation récente d'un ressortissant britannique de 22 ans et d'un homme de 25 ans d'origine irano-britannique. Les autorités ont précisé que si aucun explosif n'a été découvert, la présence de carburant dans les véhicules des suspects a renforcé les craintes d'une attaque planifiée.
Une coalition internationale contre les activités iraniennes
La fermeté britannique s'inscrit dans un front commun international. Vingt-neuf pays, incluant les États-Unis, le Canada, l'Australie et plusieurs États européens, ont publié une déclaration conjointe condamnant les tentatives d'intimidation et d'agression menées par l'Iran via des réseaux interposés. Le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, a confirmé que les sanctions visent spécifiquement des individus impliqués dans des activités hostiles, tout en réitérant que le Royaume-Uni ne tolérerait aucune menace sur son territoire.
Tensions accrues autour de la base de Fairford
La base de RAF Fairford, située à l'ouest de Londres, constitue un point stratégique pour les forces américaines, notamment pour le déploiement de bombardiers B-52 et B-1. Ce site est au cœur des tensions depuis le début du conflit entre les États-Unis et l'Iran en février dernier. La menace d'une attaque complexe par drone, évoquée par des responsables américains, a d'ailleurs conduit au retrait temporaire des bombardiers stratégiques de la base plus tôt ce mois-ci.
La position de Téhéran face aux accusations
De son côté, l'ambassadeur d'Iran à Londres, Ali Mousavi, a rejeté catégoriquement ces allégations, qualifiant les accusations de « non fondées ». Téhéran a officiellement proposé de coopérer à l'enquête britannique, tout en mettant en garde contre ce qu'il qualifie de propagande visant à alimenter l'« iranophobie ». Le dialogue diplomatique reste tendu, alors que le gouvernement britannique promet de durcir sa réponse contre les réseaux criminels et les flux financiers liés aux activités iraniennes sur son sol.