Le ministre ghanéen des Sports, Kofi Adams, a révélé que l'ambassade des États-Unis a directement introduit l'organisation privée TRIBE Culture Fest auprès des autorités sportives et touristiques nationales. Cette déclaration intervient alors que la gestion des demandes de visas pour des activités liées à la Coupe du monde 2026 suscite de vives interrogations sur les procédures administratives en vigueur.
L'origine des liens entre TRIBE et les autorités ghanéennes
Selon les investigations du ministre, la mise en relation entre TRIBE Culture Fest, la National Sports Authority (NSA) et la Ghana Tourism Authority (GTA) a été initiée au sein même de l'ambassade américaine. Kofi Adams a précisé que ce rapprochement ne résultait pas d'une initiative directe de son ministère, cherchant ainsi à clarifier les responsabilités institutionnelles dans ce dossier. Cette révélation soulève des questions sur le rôle des représentations diplomatiques dans la promotion d'événements privés auprès des agences publiques locales.
La gestion opaque des demandes de visas
La controverse porte principalement sur les conditions dans lesquelles des noms ont été soumis aux autorités consulaires pour l'obtention de visas. Le ministère des Sports a confirmé avoir transmis une requête de la NSA concernant 90 personnes présentées comme des bénévoles et des coordinateurs d'événements. Toutefois, le ministre insiste sur le fait que cette transmission ne constituait en aucun cas une sélection des candidats ou une garantie d'approbation, tout en soulignant que la NSA n'avait pas informé sa tutelle des accords spécifiques conclus avec l'ambassade.
Appels à une enquête parlementaire approfondie
Face à ces zones d'ombre, l'opposition parlementaire ghanéenne réclame l'ouverture d'une enquête élargie. Les députés estiment que les interactions entre le ministère des Sports, la NSA, la GTA et l'organisation TRIBE dépassent la simple gestion administrative et nécessitent une transparence totale. L'enjeu est désormais de déterminer si les procédures légales ont été respectées et d'établir les responsabilités de chaque acteur dans ce processus de coordination internationale, alors que les préparatifs pour la Coupe du monde 2026 se poursuivent sous haute surveillance politique.