Le 28e anniversaire du décès de l’ancien roi Hassan II a été l’occasion pour la monarchie marocaine de remettre des dons royaux aux zaouïas de Tanaghmelt Nassiria et Bassiria, situées dans la province d’Azilal. La remise, effectuée par une commission royale, s’est déroulée en présence de responsables civils et militaires, soulignant le rôle symbolique du Trône dans le soutien aux institutions religieuses.
Remise du don à la zaouïa Tanaghmelt Nassiria
Dans la commune d’Aït Taguella, le comité chargé de la distribution a présenté le don aux chorfas et aux adeptes de la zaouïa Tanaghmelt Nassiria. La cérémonie, empreinte de recueillement, a été marquée par la récitation de versets coraniques et a rassemblé le gouverneur de la province, Hassan Zitouni, ainsi que le président du Conseil local des oulémas. Les participants ont profité de l’événement pour réaffirmer leur gratitude envers le Roi Mohammed VI, perçu comme garant de la stabilité et du progrès du pays.
Cérémonie à la zaouïa Bassiria, commune de Béni Ayat
Après la première remise, la commission s’est rendue à la zaouïa Bassiria où le même protocole a été suivi. Les chorfas et les fidèles de Bassiria ont reçu le don royal dans une ambiance similaire, avec la présence du délégué provincial des Habous et des affaires islamiques, de cheikhs locaux et d’élus civils et militaires. Les prières ont été dirigées vers le souverain actuel, le Prince Héritier Moulay El Hassan et le Prince Moulay Rachid, ainsi que vers la mémoire des souverains disparus, Mohammed V et Hassan II.
Portée symbolique et enjeux sociétaux
Ces remises de dons s’inscrivent dans la tradition du soutien royal aux structures religieuses, un levier de légitimité et de cohésion sociale au Maroc. En associant le Trône à des institutions spirituelles locales, la monarchie renforce son image de protecteur du patrimoine religieux et de promoteur du dialogue intercommunautaire. Le fait que des représentants de l’État, des Habous et des forces armées soient présents souligne la dimension institutionnelle du geste, au-delà d’une simple cérémonie religieuse. Cette action peut également être perçue comme un signal aux autorités locales et aux communautés soumises à la tutelle du Trône, rappelant l’importance de la coopération entre le pouvoir central et les structures religieuses pour la stabilité du pays.