Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Mohamed Chouki, a profité d'un déplacement à Dakhla pour recadrer le débat politique national. Il a fermement dénoncé les formations qui se projettent déjà dans la répartition des portefeuilles ministériels et la conclusion d'alliances, qualifiant ces manœuvres de mépris envers la souveraineté du vote des citoyens.
Une stratégie axée sur le bilan et la proximité
Pour le dirigeant du RNI, la légitimité politique ne se construit pas dans les bureaux fermés, mais par une présence constante sur le terrain. Il a rappelé que son parti a structuré son action autour de plusieurs cycles d'écoute, tels que « Massar Al Thiqa » et « Massar Al Injazat ». Selon lui, cette démarche a permis d'identifier des problématiques concrètes, notamment en matière d'urbanisme, d'accès à l'eau et de qualité des services publics, transformant ainsi les besoins des citoyens en engagements programmatiques plutôt qu'en simples promesses électorales.
Critique de la surenchère politique
Mohamed Chouki a marqué une distinction nette entre le travail de fond et la récupération électorale. Il a critiqué les acteurs politiques qui, selon lui, redécouvrent les préoccupations des Marocains à l'approche des scrutins pour en faire des outils de surenchère. Pour le président du RNI, la politique ne doit pas être une « compétition de rêves » ou une course aux fauteuils, mais une responsabilité assumée devant l'électorat. Il a insisté sur le fait que son parti refuse de demander un « chèque en blanc » aux électeurs, préférant présenter un bilan tangible et un programme complet.
L'objectif de la première place par les urnes
Le discours tenu à Dakhla souligne une volonté de rompre avec les pratiques de « gouvernements virtuels » dessinés sur papier avant même le début du vote. En apportant son soutien explicite à ses candidats locaux, dont Mohamed Lamine Horma Allah, le président du RNI a réitéré son ambition : arriver en tête du scrutin grâce à la confiance directe des citoyens. Cette posture place le parti dans une dynamique de confrontation directe avec les autres forces politiques, en insistant sur le fait que la seule alliance valable est celle scellée avec les électeurs le jour du vote.