Suite à la constitution d'une nouvelle coalition gouvernementale incluant le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS, le Rassemblement national des indépendants (RNI) bascule dans l'opposition. Le parti entend transformer cette nouvelle posture institutionnelle en une force de proposition technique, refusant la logique du rejet systématique au profit d'un contrôle parlementaire étayé.
Une transition vers une opposition institutionnelle
Pour le président du RNI, Mohamed Chaouki, ce changement de positionnement ne constitue pas un retrait de la vie publique, mais une évolution naturelle du jeu démocratique. En s'appuyant sur les dispositions de la Constitution de 2011, le parti ambitionne d'exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir. L'objectif affiché est de maintenir une présence active au sein des institutions, en déplaçant simplement ses leviers d'action de l'exécutif vers le législatif.
L'expertise gouvernementale comme levier de contrôle
Le RNI compte capitaliser sur son bilan récent et sa connaissance intime des dossiers pour structurer son opposition. Le parti mise sur la compétence de ses cadres parlementaires, rompus aux rouages de la gestion publique, pour soumettre les décisions de la nouvelle coalition à une analyse rigoureuse. Plutôt que de privilégier la confrontation verbale, le groupe parlementaire entend fonder ses critiques sur des données chiffrées et une évaluation précise des politiques publiques, cherchant ainsi à élever le niveau du débat parlementaire.
La primauté de l'intérêt national
Au-delà des clivages partisans, le RNI affirme que son engagement envers les grands chantiers nationaux demeure intact. Mohamed Chaouki souligne que la participation au développement du pays ne doit pas être l'apanage exclusif de la majorité. Par conséquent, le parti se dit prêt à soutenir les orientations qui servent l'intérêt supérieur du Maroc, tout en se réservant le droit de contester fermement les décisions qu'il jugera contraires aux besoins du pays. Cette approche vise à démontrer qu'une opposition responsable peut contribuer à la qualité de la décision publique, indépendamment de sa place dans l'échiquier politique.