Le Rassemblement national des indépendants (RNI) clarifie sa position sur la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 5 000 dirhams. Si le parti confirme cet objectif, il insiste sur la nécessité d'une approche méthodique, privilégiant le consensus avec les partenaires sociaux plutôt que l'annonce politique isolée.
Une méthodologie axée sur le dialogue social
Face aux débats récents impliquant notamment le Parti authenticité et modernité (PAM) sur le seuil des 5 000 dirhams, Mohamed Chaouki, dirigeant du RNI, a tenu à recadrer la démarche. Pour le parti de la Colombe, cette mesure ne doit pas être le fruit d'une surenchère, mais le résultat d'un processus institutionnalisé. L'objectif est de garantir la pérennité du système économique tout en assurant une crédibilité dans les engagements pris envers les travailleurs.
Bilan de l'action sociale et budgétaire
Le RNI met en avant le bilan de l'actuelle coalition gouvernementale pour justifier sa prudence. Selon Mohamed Chaouki, plus de 45 milliards de dirhams ont été mobilisés dans le cadre d'un dialogue social institutionnalisé. Ces fonds ont permis des revalorisations salariales ciblées, touchant aussi bien le corps enseignant que les professionnels de la santé et les fonctionnaires du secteur public. Cette stratégie s'inscrit, selon le parti, dans une vision plus large de protection sociale, incluant l'assurance maladie obligatoire et l'aide sociale directe, dont bénéficient déjà plus de 30 % des familles dans certaines zones rurales comme Imi N’Tlit.
Renouvellement des cadres et ancrage territorial
Au-delà des questions économiques, le RNI profite de ses rencontres de terrain pour réaffirmer sa stratégie électorale. Le parti mise sur une combinaison entre l'expérience des militants historiques et l'intégration de nouvelles compétences. Avec une liste de candidats comptant plus de 35 % de nouveaux visages, la formation politique cherche à concilier connaissance du terrain et renouvellement des cadres, tout en se présentant comme un acteur responsable, capable de gérer les affaires publiques dans la durée, qu'il soit aux commandes ou dans l'opposition.
La doctrine de l'État accompagnateur
La philosophie politique défendue par le RNI repose sur la construction d'un État capable d'accompagner le citoyen à chaque étape de son existence. De la protection de la mère et du nourrisson jusqu'à la retraite, cette vision se veut pragmatique et alignée sur les Hautes Orientations Royales. Pour le parti, la gestion des finances publiques doit rester rigoureuse, condition sine qua non pour maintenir les équilibres nécessaires au financement des réformes sociales en cours.