Le ministère ghanéen de l'Éducation a formellement démenti que le retrait du manuel scolaire « Our World Our People » du cycle primaire soit lié à des considérations partisanes. Cette décision, qui suscite des débats, est présentée par les autorités comme une mesure technique visant à optimiser le contenu pédagogique national.
Une rationalisation des contenus pédagogiques
Selon Eric Yaw Opoku Mensah, porte-parole de l'ancien ministre de l'Éducation, le retrait de cette matière découle d'une analyse approfondie du curriculum. Les experts ont identifié des chevauchements significatifs entre « Our World Our People » et le programme d'Éducation religieuse et morale (RME). Cette redondance, jugée inutile pour les élèves, a conduit les autorités à supprimer le manuel en tant que discipline distincte afin d'alléger et de clarifier le cursus scolaire, après consultation des enseignants et des parties prenantes.
Démenti face aux accusations de politisation
Cette clarification intervient en réponse aux déclarations d'Enoch Gyetuah, membre du conseil d'administration de l'Autorité nationale des écoles et de l'inspection, qui avait suggéré dans les médias que cette suppression répondait à des impératifs politiques. Le porte-parole a qualifié ces allégations d'inexactes, soulignant que la décision repose exclusivement sur des critères professionnels et académiques. Il a appelé les responsables du secteur éducatif à faire preuve de rigueur dans leurs prises de parole publiques pour éviter d'éroder la confiance des citoyens dans le système scolaire.
Bilan sur la distribution des manuels
Au-delà de la controverse sur le contenu, le ministère a également réagi aux critiques concernant la disponibilité des supports pédagogiques. Les données officielles du ministère de l'Éducation et du Service de l'éducation du Ghana font état de la distribution de 13 922 851 manuels à travers les bureaux régionaux et de district. Ces chiffres visent à contredire les affirmations selon lesquelles le déploiement du programme de base serait entravé par une pénurie de ressources. Les autorités insistent sur la nécessité de fonder tout débat sur la politique éducative sur des preuves tangibles plutôt que sur des spéculations.