Le retrait de Macky Sall de la course au secrétariat général de l'ONU interroge les ambitions internationales des anciens chefs d'État africains

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Le retrait de Macky Sall de la course au secrétariat général de l'ONU interroge les ambitions internationales des anciens chefs d'État africains

L'ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement mis fin à sa candidature pour le poste de Secrétaire général des Nations unies le 17 octobre 2026. Ce retrait, motivé officiellement par la recherche d'un consensus, soulève des interrogations sur la stratégie diplomatique des anciens dirigeants du continent sur la scène internationale.

Le constat d'un déséquilibre dans les scrutins tests

Macky Sall a justifié sa décision en s'appuyant sur les résultats des scrutins tests menés au sein du Conseil de sécurité. Selon l'ancien chef d'État, ces indicateurs pointent vers une préférence des États membres pour une candidature émanant de la région Amérique latine et Caraïbes, avec une tendance marquée en faveur d'une personnalité féminine. Pour acter ce retrait, il a indiqué avoir consulté le président du Burundi et actuel président de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye, ainsi que son successeur à la tête du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Critiques sur la gestion de l'après-pouvoir

Cette annonce a suscité une réaction critique de l'historien Amzat Boukari-Yabara. Pour ce dernier, cette candidature était vouée à l'échec dès son lancement, qualifiant la démarche de perte de temps. Au-delà du cas spécifique de l'ancien président sénégalais, l'historien pointe une tendance chez certains responsables politiques africains à confondre ambition personnelle et ego. Il suggère que ces initiatives internationales servent parfois de paravent pour éviter de rendre des comptes sur la gestion nationale ou pour maintenir une influence après avoir quitté les fonctions présidentielles.

La fin d'une séquence diplomatique

Macky Sall, qui avait justifié sa candidature par ses quarante années de vie publique, a tenu à remercier les États membres du Conseil de sécurité ayant soutenu son dossier durant le processus. Il a réaffirmé son attachement aux idéaux de paix et de développement portés par l'organisation onusienne. Si l'ancien président assure rester engagé dans le dialogue entre les nations, son retrait marque la fin d'une tentative de transition vers une carrière diplomatique multilatérale de haut niveau, tout en relançant le débat sur la place des anciens dirigeants africains dans les institutions internationales.

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