La décision prise en 2018 d'exclure la Narcotics Control Commission (NACOC) des agences d'inspection portuaire au Ghana a durablement entravé la capacité du pays à prévenir le trafic de stupéfiants. Cette mesure, dont les motivations initiales demeurent floues, est aujourd'hui au cœur d'un débat sur la nécessité de renforcer la surveillance aux frontières face à la recrudescence des saisies internationales liées aux ports ghanéens.
Un affaiblissement des capacités opérationnelles
Selon Sammy Gyamfi, PDG de GoldBod, le retrait de la NACOC en juin 2018 a directement nui à la mission régalienne de l'institution. En tant qu'organe mandaté pour réguler, surveiller et faire appliquer la législation sur les stupéfiants, la Commission a vu ses prérogatives de contrôle aux points d'entrée et de sortie du territoire drastiquement réduites. Cette mise à l'écart a privé les autorités d'une expertise spécialisée indispensable pour détecter les flux illicites transitant par les infrastructures maritimes et aéroportuaires.
L'urgence d'une sécurisation accrue des frontières
Le plaidoyer pour un retour de la NACOC sur le terrain fait suite à une récente saisie de drogue dans une juridiction étrangère, dont la cargaison a été tracée jusqu'à un port ghanéen. Cet incident a mis en lumière les vulnérabilités persistantes du système de contrôle national. Pour les observateurs, cet événement souligne l'impératif de restaurer des protocoles d'inspection rigoureux, capables de couvrir l'ensemble des points de passage terrestres, maritimes et aériens du pays.
Le retour de la NACOC au cœur du dispositif
Face à ces enjeux de sécurité nationale, l'annonce d'une directive présidentielle visant à réintégrer la NACOC parmi les agences d'inspection portuaire est perçue comme un tournant nécessaire. Cette mesure doit permettre à la Commission de retrouver un accès plein et entier aux zones de transit. Fort de son expérience de collaboration avec l'institution dirigée par le Major General Maxwell Obuba Mantey dans la lutte contre la contrebande d'or, Sammy Gyamfi exprime sa confiance quant à la capacité de la NACOC à endiguer efficacement les réseaux de trafic si elle bénéficie du soutien logistique et politique adéquat.