Le rejet du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 par l’Assemblée nationale n’est pas, selon l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye, un obstacle à la mise en œuvre du budget. Il rappelle que la Constitution et le droit sénégalais offrent au président des outils pour poursuivre les dépenses déjà engagées.
Réaction d’Aly Ngouille Ndiaye au rejet du PLFR
Aly Ngouille Ndiaye, qui a occupé le portefeuille des finances, a désamorcé le « séisme » perçu autour du rejet du texte budgétaire. Intervenu sur les ondes de la RFM, il a affirmé qu’il n’y a « pas péril à la demeure » pour le président Diomaye Faye et pour l’État. Pour le ministre sortant, le désaccord parlementaire ne signifie pas que le gouvernement se retrouve sans moyens d’action, tant que les crédits disponibles restent accessibles.
Mécanismes juridiques pour assurer la continuité budgétaire
Le point central de son explication porte sur les décrets d’avance, prévus par la loi de finances. Ces décrets permettent au président de prendre des mesures financières avant que le texte de règlement ne soit adopté, afin d’exécuter les dépenses indispensables. Une fois le budget de règlement voté, les dépenses engagées par ces décrets sont régularisées, garantissant ainsi la légalité de l’opération. Cette procédure, bien ancrée dans le cadre juridique sénégalais, offre une marge de manœuvre importante en cas de blocage parlementaire.
Implications pour la gestion des dépenses publiques en 2027
Selon Ngouille Ndiaye, la régularisation des décrets d’avance interviendra lors de l’examen de la loi de règlement prévue en 2027. Cette échéance donne au gouvernement le temps de finaliser les projets budgétaires sans interruption majeure. Les députés, bien qu’ils aient exprimé leurs réserves sur le PLFR, ne peuvent donc pas imposer une paralysie totale de l’État. Le message de l’ancien ministre vise à rassurer les acteurs économiques et les partenaires internationaux quant à la stabilité financière du pays.