Le rejet de la loi de finances rectificative fragilise les engagements sociaux et économiques du Sénégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 7 lectures
Le rejet de la loi de finances rectificative fragilise les engagements sociaux et économiques du Sénégal

Le rejet récent de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026 au Sénégal suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité des finances publiques et la continuité des services essentiels. Bassirou Dieng, membre de Kiiraay-Les Patriotes Républicains, alerte sur les répercussions directes de ce blocage législatif, qui pourrait paralyser des secteurs stratégiques et compromettre les promesses sociales du gouvernement.

Menaces sur les infrastructures hospitalières et la dette

Selon Bassirou Dieng, le refus d'adopter ce texte budgétaire expose le pays à des risques immédiats. Les projets hospitaliers, essentiels pour le maillage sanitaire du territoire, sont directement menacés par cette absence de ressources. Au-delà des investissements publics, c'est la gestion de la dette intérieure et le versement des salaires qui pourraient être entravés, créant une pression supplémentaire sur l'économie nationale. Pour le responsable de Kiiraay, cette situation est d'autant plus inacceptable que les élus maintiennent leurs avantages financiers alors que les populations sont les premières exposées aux conséquences de cette impasse.

Un blocage perçu comme une entrave au programme présidentiel

Ce rejet est analysé par Bassirou Dieng comme une obstruction délibérée à la mise en œuvre du programme du président Bassirou Diomaye Faye. Il rappelle que les élections législatives du 17 novembre 2024 avaient pourtant accordé une majorité parlementaire au parti PASTEF, censée faciliter la conduite des réformes économiques et sociales. Le blocage de la LFR est ainsi interprété comme une rupture avec le mandat confié par les électeurs, transformant l'hémicycle en un lieu de confrontation plutôt que de gouvernance.

Tensions au sein de l'exécutif et avenir politique

La déclaration pointe également une crise de confiance au sommet de l'État, visant directement le Premier ministre Ousmane Sonko. Bassirou Dieng accuse ce dernier d'avoir manqué à ses devoirs envers le chef de l'État, évoquant des tentatives de fragilisation de l'autorité présidentielle dans une perspective de succession. Ces manœuvres, selon le responsable politique, auraient pu mener le pays vers une situation critique. Face à ce qu'il qualifie de péril pour les institutions, Bassirou Dieng appelle à une résistance des forces républicaines, affirmant que la stabilité du Sénégal dépendra de la capacité des acteurs politiques à préserver l'intégrité de la République face aux ambitions personnelles.

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