Face à la recrudescence des escroqueries financières en ligne, la Securities and Exchange Commission (SEC) du Ghana intensifie ses actions de sensibilisation auprès du public. Le régulateur appelle les investisseurs à une vigilance accrue contre les promesses de gains rapides, souvent relayées par des outils numériques sophistiqués.
La menace des arnaques numériques
Le directeur général de la SEC, le Dr James Klutse Avedzi, a alerté sur l'utilisation croissante des réseaux sociaux comme WhatsApp, Telegram et TikTok par des réseaux frauduleux. Ces derniers exploitent désormais des technologies avancées, telles que l'intelligence artificielle, pour générer de fausses vidéos et des témoignages crédibles afin de piéger les épargnants. Le régulateur souligne que l'urgence artificielle, utilisée pour pousser les victimes à agir sans réflexion, demeure le levier principal de ces escrocs promettant des rendements mensuels dépassant parfois 30 %.
Vérification et discipline financière
La SEC insiste sur une règle d'or pour tout investisseur : la vérification systématique du statut juridique de l'entreprise avant tout engagement financier. Le Dr Avedzi rappelle qu'aucun investissement ne doit être effectué sans s'assurer que l'entité est dûment agréée par l'autorité de régulation. Au-delà de la méfiance, le régulateur promeut une culture de l'épargne disciplinée et une planification financière adaptée aux objectifs personnels, à la tolérance au risque et à l'horizon temporel de chaque individu, plutôt qu'à la recherche de profits immédiats.
Vers un renforcement du cadre de protection
Dans le cadre de ses missions, la SEC travaille actuellement à une refonte de la loi sur le secteur des valeurs mobilières (Securities Industry Act, 2016). Cette réforme prévoit notamment la création d'un fonds de protection des investisseurs. Ce mécanisme vise à offrir un cadre d'indemnisation partielle pour les pertes subies suite à des infractions commises par des opérateurs agréés. Toutefois, le régulateur précise que cette future protection ne doit en aucun cas inciter à la prise de risque inconsidérée, rappelant que l'éducation financière reste la première ligne de défense de l'investisseur.