Le régime militaire au pouvoir au Niger a annoncé avoir repris le contrôle de la base aérienne 101 de Niamey, point stratégique de la capitale, après une journée marquée par des affrontements armés. Cette opération de reprise a été menée par la garde présidentielle avec le soutien opérationnel de partenaires russes présents sur place.
Une intervention sécuritaire au cœur de la capitale
La situation sécuritaire à Niamey s'est dégradée dès le début de la journée, lorsque des soldats mutins ont pris le contrôle de la base aérienne 101, un site névralgique qui abrite également l'état-major de la force unifiée de l'Alliance des États du Sahel (AES). Des échanges de tirs à l'arme lourde ont été rapportés dans plusieurs quartiers, notamment aux abords de la présidence et de l'aéroport. Le ministre de la Défense, Salifou Mody, avait initialement qualifié les mutins de soldats en rupture avec le règlement militaire, accusés d'avoir séquestré des camarades et visé des sites sensibles.
Le rôle du groupe Africa Corps
L'implication de partenaires russes a été déterminante dans la résolution de cette crise. L'ambassadeur de Russie à Niamey, Viktor Voropaïev, a confirmé que le Niger avait sollicité l'assistance du groupe paramilitaire Africa Corps pour mettre fin à la mutinerie. Ces forces russes, dont le quartier général est situé au sein même de la base 101, ont appuyé la garde présidentielle lors de l'assaut final. Si la reprise de la base marque, selon des sources sécuritaires, la fin de la mutinerie, l'opération a causé plusieurs pertes humaines parmi les soldats insurgés.
Un dispositif militaire maintenu
Malgré le retour au calme dans le centre-ville, les autorités nigériennes maintiennent une vigilance accrue. Un important dispositif militaire verrouille toujours les accès au palais présidentiel et aux infrastructures stratégiques, dont la télévision nationale. Parallèlement, les voies menant à la base aérienne 101 demeurent bloquées par des mesures de sécurité. Si la mutinerie semble circonscrite, les motivations précises des soldats impliqués dans ce soulèvement n'ont pas été officiellement communiquées par les autorités nigériennes.