L’Éthiopien Yomif Kejelcha a marqué l’histoire de l’athlétisme ce dimanche en pulvérisant le record du monde du semi-marathon masculin lors d’une épreuve à Buenos Aires. Avec un temps de 56 minutes et 51 secondes, il efface de 29 secondes la marque précédente, validant ainsi sa place parmi les légendes des courses de fond.
Un duel africain pour la suprématie mondiale
Kejelcha, déjà détenteur du record en octobre 2024 avec un chrono de 57 minutes et 30 secondes à Valence, avait temporairement cédé son titre au Ougandais Jacob Kiplimo en mars dernier. Ce dernier avait établi un nouveau standard en 57 minutes et 20 secondes lors d’une course à Lisbonne. Mais le coureur éthiopien a repris l’avantage avec une performance remarquable, confirmant la rivalité intense qui oppose les athlètes africains sur les épreuves de demi-fond.
Un palmarès déjà impressionnant
Âgé de 29 ans, Kejelcha ne se contente pas de briller sur semi-marathon. Médaillé d’argent mondial sur 10 000 mètres en piste, il détient également le record du monde sur la version route de cette distance. Son talent s’étend même au marathon complet, où il a frôlé l’exploit en avril dernier à Londres, terminant à seulement 11 secondes du vainqueur kényan Sebastian Sawe, auteur d’un temps de 1 heure 59 minutes et 30 secondes. Une performance qui place Kejelcha parmi les rares hommes à avoir franchi la barre symbolique des deux heures en conditions officielles.
L’Afrique, terre de records et de défis
Cette performance s’inscrit dans une dynamique où les athlètes africains, notamment ceux de la Corne de l’Afrique, dominent les épreuves de fond. Leur capacité à enchaîner les records mondiaux, couplée à une concurrence féroce entre nations comme l’Éthiopie, l’Ouganda ou le Kenya, redéfinit sans cesse les limites du possible. Pour Kejelcha, cette victoire à Buenos Aires n’est qu’une étape supplémentaire dans une carrière déjà marquée par l’excellence, tandis que le monde attend désormais la ratification officielle de ce nouveau record par World Athletics.