Marine Le Pen et Jordan Bardella ont officiellement condamné les actions hostiles attribuées à la Russie, rejetant toute tentative d'ingérence étrangère dans la souveraineté française. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions accrues, marqué par des menaces hybrides pesant sur les infrastructures stratégiques nationales et les intérêts économiques français.
Rejet de l'ingérence et des pressions psychologiques
Dans un communiqué commun, les deux figures de proue du Rassemblement national affirment que la Russie ne peut, par aucun moyen, dicter la politique de la France. Ils dénoncent explicitement l'usage de l'intimidation, de la menace et de la déstabilisation comme outils de pression. Cette déclaration souligne que, malgré les débats internes légitimes sur les modalités du soutien financier et militaire à l'Ukraine, la France ne saurait tolérer des manœuvres extérieures visant à influencer ses décisions souveraines ou à favoriser les objectifs de guerre russes.
Protection des intérêts économiques et stratégiques
Le parti d'extrême droite a également exprimé une condamnation ferme de la saisie par Moscou des actifs d'entreprises européennes, telles que Nestlé et Auchan, implantées sur le sol russe. Qualifiant cet acte d'hostile, les dirigeants soulignent l'atteinte directe aux intérêts économiques français. Parallèlement, ils apportent leur soutien au plan de protection des infrastructures critiques annoncé par l'exécutif, reconnaissant la nécessité de renforcer la sécurité nationale face à la multiplication des opérations hybrides.
Une lecture sécuritaire de la situation internationale
En actant la dégradation de la situation sécuritaire, Marine Le Pen et Jordan Bardella avertissent que la France ne peut laisser impunie toute action menée contre son territoire ou son peuple. Tout en n'excluant pas la possibilité d'une montée en intensité des opérations hostiles à l'avenir, ils maintiennent que la fermeté face à ces menaces et la recherche d'une issue diplomatique au conflit ukrainien ne sont pas des objectifs contradictoires. Cette position marque une volonté de réaffirmer la souveraineté française face aux pressions extérieures, tout en tentant de clarifier leur ligne politique sur le dossier ukrainien.