La publication du rapport de passation de pouvoir de l'ancien gouverneur de l'État d'Anambra, Peter Obi, ravive les tensions autour de la gestion des finances publiques locales. Ce document, rendu public par le coordinateur du mouvement Obidient, Yunusa Tanko, vise à contester les allégations de dettes héritées avancées par l'administration actuelle.
Un solde net de 86,7 milliards de nairas
Le document, daté du 17 mars 2014 et adressé au successeur de Peter Obi, Willie Obiano, détaille la situation financière de l'État au terme du mandat. Le rapport fait état d'un solde net de 86,67 milliards de nairas. Ce montant inclut des investissements locaux estimés à 27 milliards de nairas, des placements en devises étrangères d'une valeur de 26,5 milliards de nairas, ainsi que des soldes certifiés des ministères et agences s'élevant à 28,17 milliards de nairas, complétés par un remboursement approuvé par le gouvernement fédéral de 10 milliards de nairas.
Divergences sur l'héritage financier
Cette initiative intervient dans un contexte de dispute persistante entre Peter Obi et le gouvernement actuel de l'État d'Anambra. Alors que les autorités en place soutiennent devoir honorer des prêts et des obligations financières contractés sous les administrations précédentes, l'ancien gouverneur rejette fermement ces accusations. Il affirme que son administration n'a laissé aucun arriéré de salaires, de pensions ou de gratifications, et que tous les projets certifiés avaient été réglés avant son départ.
Appel à la transparence des anciens gouverneurs
Au-delà du cas spécifique d'Anambra, Yunusa Tanko a profité de cette publication pour lancer un appel à la redevabilité envers tous les anciens dirigeants de l'État depuis 1999. En rendant ce rapport public, le mouvement Obidient cherche à instaurer une norme de transparence dans la gestion des affaires publiques. Peter Obi, de son côté, maintient sa position et défie quiconque de prouver l'existence de dettes impayées liées à sa gestion, déclarant être prêt à mettre fin à ses activités politiques si de telles preuves étaient apportées.