Le promoteur immobilier Djiby Ciss face à la justice pour une escroquerie foncière de 433 millions

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 68 lectures
Le promoteur immobilier Djiby Ciss face à la justice pour une escroquerie foncière de 433 millions

Le secteur de l'immobilier au Sénégal est à nouveau secoué par une affaire judiciaire d'envergure impliquant le promoteur Djiby Ciss. Actuellement incarcéré, ce dernier fait l'objet de poursuites pour des transactions foncières douteuses totalisant 433,7 millions de francs CFA, mettant en lumière les fragilités persistantes de la sécurisation des titres de propriété.

Une double mise en cause judiciaire

Djiby Ciss, âgé de 50 ans et résident de Bandia-Sessène, est au centre d'un dossier complexe instruit par le Pool judiciaire financier. Déjà sous mandat de dépôt depuis le 13 août 2026 pour une affaire portant sur 400 millions de francs CFA, le promoteur a été extrait de la Maison d'arrêt de Rebeuss par la Division des investigations criminelles (DIC). Cette nouvelle audition fait suite à une plainte déposée par une victime, M. C. C. Sarr, concernant une transaction distincte évaluée à 33,7 millions de francs CFA.

Le mécanisme de la transaction contestée

Les faits reprochés dans ce second volet concernent la cession d'un site de plus de deux hectares situé à Sorokh Khassap. Selon la plaignante, Djiby Ciss aurait perçu un acompte de 703 000 francs CFA en échange de 42 délibérations municipales censées garantir la légalité du terrain. Cependant, la découverte d'un mur érigé sur la parcelle après la transaction a révélé l'existence d'un litige foncier majeur, le promoteur n'ayant jamais régularisé la situation malgré ses engagements initiaux.

La défense du promoteur face aux accusations

Lors de son audition, Djiby Ciss a reconnu avoir encaissé les fonds, tout en contestant la matérialité des faits. Il soutient que le mur litigieux ne se situerait pas sur le périmètre des deux hectares vendus. Le promoteur a par ailleurs désigné un tiers, un certain A. Sène, comme étant le vendeur initial du terrain. Selon les déclarations de Ciss, cette acquisition se serait faite sans acte de vente formel, soulignant ainsi l'absence de garanties juridiques solides dans le montage de ses opérations immobilières. Le mis en cause a précisé que son fournisseur de terrain est lui-même actuellement détenu pour des faits similaires, illustrant les risques liés à l'opacité des transactions foncières dans cette zone.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.