La commune de Zonsé, située dans la province du Boulgou, a accueilli une opération de reboisement d'envergure visant à restaurer les écosystèmes locaux. Cette initiative, portée par le projet LOGMe II de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), marque une étape concrète dans la lutte contre la désertification au Burkina Faso.
Une mobilisation citoyenne pour la restauration des sols
L'opération, qui s'est déroulée le 28 août 2026, a permis la mise en terre de 3 000 plants répartis sur quatre sites stratégiques de la commune. Cette action a bénéficié d'une forte implication locale, réunissant les jeunes, l'association Gouré des femmes et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) agricoles. Les plantations ont été effectuées dans des zones clés, notamment aux abords de la mairie, de la voie principale et du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), tandis qu'une partie significative des plants a été confiée aux groupements de femmes et aux VDP pour leurs sites de production.
Un programme national d'envergure contre la désertification
Le projet LOGMe II ne se limite pas à la commune de Zonsé. Il s'inscrit dans une stratégie déployée à travers 12 communes du Burkina Faso, avec un objectif ambitieux de 48 075 plants pour la campagne 2026. Au-delà du reboisement, le programme intègre la promotion de l'agroforesterie ainsi que l'aménagement d'espaces agropastoraux et de berges de cours d'eau. Ce dispositif est financé par le ministère italien de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, sous l'égide de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).
Vers une gestion durable des ressources naturelles
Le président de la délégation spéciale (PDS) de Zonsé, Wendinmi Frédéric Ouédraogo, a souligné l'urgence de transformer les pratiques locales face à la dégradation du couvert végétal. Rappelant les actions antérieures du projet, telles que la formation de pépiniéristes et la distribution de semences, il a insisté sur la nécessité d'une responsabilité collective. Pour les autorités locales, l'enjeu est de passer d'une culture de coupe de bois à une pratique permanente de reboisement, condition sine qua non pour garantir la santé environnementale et la résilience des populations face aux changements climatiques.