Le projet ARID de l'UICN lance la restauration de 20 hectares de terres dégradées à Dapélogo au Burkina Faso

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Le projet ARID de l'UICN lance la restauration de 20 hectares de terres dégradées à Dapélogo au Burkina Faso

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a initié, du 3 au 5 novembre 2026, une phase de planification opérationnelle pour le projet « Accelerating Action for Resilience and Innovation in Drought Risk Management » (ARID). Cette intervention cible la commune de Dapélogo, dans la région de l'Oubri, avec pour objectif immédiat la restauration de 20 hectares de terres dégradées au profit de plus de 2 000 personnes.

Un levier contre la dégradation des sols

Le Burkina Faso fait face à une érosion croissante de ses terres, exacerbée par des sécheresses récurrentes et des pratiques agricoles intensives. À Soglozi, village au cœur du projet, la raréfaction des ressources en eau et la baisse des rendements agricoles fragilisent directement la sécurité alimentaire des ménages. Le projet ARID, financé par l'Agence autrichienne de développement (ADA), mise sur les Solutions fondées sur la nature (SfN) pour inverser cette tendance. Il s'agit de protéger et de restaurer les écosystèmes locaux pour sécuriser les moyens de subsistance des populations rurales.

Une approche inclusive et participative

La stratégie de l'UICN repose sur une implication directe des communautés locales, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes. Sur les 2 165 bénéficiaires identifiés, 1 131 sont des femmes, dont l'accès aux ressources et aux opportunités économiques est au centre des préoccupations. L'atelier de diagnostic réunit des acteurs techniques, des élus locaux et des représentants de la société civile afin de garantir que les interventions correspondent aux besoins réels des producteurs et favorisent une gestion durable de l'eau.

Consolider les acquis pour une résilience durable

Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'une première phase menée entre 2020 et 2024. L'enjeu pour la période 2025-2028 est d'intégrer ces pratiques de restauration dans les politiques de développement local. En alignement avec les engagements nationaux du Burkina Faso, notamment l'ambition de restaurer cinq millions d'hectares de terres et la participation à la Grande muraille verte, le projet ARID cherche à démontrer l'efficacité de ces méthodes. La réussite de l'expérience à Soglozi est perçue par les autorités locales comme un modèle potentiel pour d'autres territoires sahéliens confrontés aux mêmes défis climatiques.

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