Le programme Blue Water Guards au Ghana est jugé inefficace face à la persistance de l'orpaillage illégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Le programme Blue Water Guards au Ghana est jugé inefficace face à la persistance de l'orpaillage illégal

Le programme gouvernemental Blue Water Guards, conçu pour protéger les cours d'eau ghanéens contre les ravages de l'orpaillage illégal, est au cœur d'une vive controverse. Le député de Manhyia North, Akwasi Konadu, dénonce une initiative inefficace, soulignant que les récentes dérives de ses agents révèlent des failles structurelles profondes dans la stratégie nationale de lutte contre le galamsey.

Des dérives révélatrices d'un système défaillant

L'arrestation récente de neuf agents des Blue Water Guards à Manso Adubia, dans la région d'Ashanti, pour des faits de corruption et d'usurpation de fonction, ne constitue pas, selon Akwasi Konadu, un simple incident disciplinaire. Pour l'ancien vice-ministre des Terres et des Ressources naturelles, cet événement met en lumière une crise de gouvernance au sein même du programme. Il pointe du doigt une absence de supervision rigoureuse et des mécanismes de contrôle inopérants, rendant les agents vulnérables aux pressions et aux tentatives de corruption des exploitants miniers illégaux.

Un audit indépendant réclamé par le Parlement

Face à la récurrence des allégations de mauvaise conduite, le député appelle à une remise à plat totale du dispositif. Il préconise la réalisation d'un audit indépendant et complet qui examinerait en profondeur les processus de recrutement, les structures de commandement, le mandat opérationnel et la gestion financière du programme. Cette démarche vise à identifier les causes racines des dysfonctionnements qui entravent la mission de protection des écosystèmes fluviaux du pays.

Redéfinir les indicateurs de performance environnementale

Au-delà des questions de probité, Akwasi Konadu conteste la méthode d'évaluation actuelle du gouvernement. Il estime que le succès d'une telle politique ne doit pas être quantifié par le volume d'effectifs déployés sur le terrain, mais par des résultats tangibles sur le terrain. Selon lui, l'efficacité réelle du programme doit se mesurer exclusivement à travers l'amélioration de la qualité des eaux, la préservation effective des zones forestières et le recul concret des activités minières illégales dans les communautés vulnérables.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.