Le professeur d'anglais de Yale, Dr Cajetan Iheka, a commencé le 20 août un mandat de dix mois financé par le programme Fulbright à l'Université de Lagos. Son arrivée vise à renforcer la formation des enseignants et à moderniser les programmes de master, un enjeu clé pour la recherche et l'enseignement supérieur nigérian.
Un parcours académique au service de l'Afrique
Originaire de parents nigérians, Dr Iheka cumule plusieurs responsabilités à Yale : directeur du Whitney Humanities Center, président du Council on African Studies, responsable de l'Yale Africa Initiative et rédacteur en chef de la revue African Studies Review. Spécialiste des littératures africaines et caribéennes, de l'écocritique et des études postcoloniales, il a publié ou édité sept ouvrages, dont Naturalizing Africa et African Migration Narratives.
Objectifs de la mission Fulbright à l'UNILAG
Au sein de l'UNILAG, le professeur Iheka animera des séminaires destinés aux jeunes enseignants et aux doctorants, tout en pilotant le développement de nouveaux cours et la refonte du curriculum de master. Il encadrera également des ateliers de rédaction et de publication, afin d’accroître la visibilité internationale des recherches nigérianes.
Le programme Fulbright, un levier d’échanges durables
Créé en 1946, le programme Fulbright constitue le principal dispositif d’échange académique du gouvernement américain. Depuis l’indépendance du Nigeria en 1960, plus de 1 200 boursiers Fulbright ont été accueillis dans le pays, dont nombre d’entre eux occupent aujourd’hui des postes de direction dans les secteurs public, privé et international. L’arrivée de Dr Iheka s’inscrit dans cette tradition d’enrichissement mutuel entre les universités américaines et nigérianes.
Perspectives pour la recherche et l'enseignement au Nigeria
En renforçant les compétences pédagogiques et en introduisant des approches interdisciplinaires, le mandat de Dr Iheka pourrait contribuer à une meilleure intégration des enjeux environnementaux et postcoloniaux dans les programmes universitaires. Cette dynamique s’aligne avec les ambitions du Nigeria de positionner ses universités comme des pôles de recherche régionaux, tout en favorisant la mobilité académique et la production de connaissances locales à portée globale.