Le Bureau du Procureur spécial (OSP) du Ghana a contesté les affirmations selon lesquelles ses relations avec le bureau du Procureur général seraient tendues. Lors d’une interview le 29 août, le directeur de la stratégie, de la recherche et de la communication, Samuel Appiah Darko, a rappelé que les deux institutions continuent de travailler conjointement sur la lutte contre la corruption.
Clarifications apportées par le porte‑parole du OSP
Samuel Appiah Darko, intervenu sur le programme « Newsfile » de JoyNews, a souligné que les perceptions de conflit ne reflètent pas la réalité du partenariat entre le OSP et le bureau du Procureur général. Selon lui, les deux entités partagent régulièrement des informations et coordonnent leurs actions, comme le montrent les conférences de presse conjointes. Il a précisé que le OSP n’est pas opposé à la diffusion d’informations publiques, même lorsqu’elles corrigent des données inexactes, sans que cela ne constitue une provocation.
Contexte des désaccords récents
Les tensions apparentes ont émergé autour de deux dossiers majeurs : les allégations de pots‑de‑vin liées à l’entreprise AKSA et l’affaire Abu Trica. Dans ces enquêtes, le OSP et le bureau du Procureur général ont publiquement revendiqué des avancées, créant l’impression d’une compétition pour le mérite. Ces différends ont alimenté les rumeurs d’une rupture de coopération, bien que les deux institutions continuent d’échanger des pièces et de poursuivre les procédures judiciaires.
Implications pour la lutte anti‑corruption au Ghana
Le maintien d’une relation de travail « cordiale » est crucial pour l’efficacité des enquêtes de corruption, qui nécessitent l’accès à des ressources judiciaires et à des informations provenant de plusieurs agences. Si des désaccords de mandat subsistent, ils peuvent ralentir les procédures, mais le OSP assure que les mécanismes de coopération restent opérationnels. Cette position vise à rassurer le public ghanéen sur la continuité des efforts de transparence et de responsabilité.
Perspectives et suivi
Les observateurs politiques et les organisations de la société civile suivront de près les prochains développements dans les dossiers AKSA et Abu Trica, ainsi que la manière dont le OSP et le Procureur général géreront leurs rôles respectifs. Une coopération soutenue serait un indicateur positif pour la crédibilité du Ghana sur la scène internationale en matière de lutte contre la corruption.