Le procureur spécial du Ghana défend le bilan de son institution face aux critiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Le procureur spécial du Ghana défend le bilan de son institution face aux critiques

Le procureur spécial du Ghana, Kissi Agyebeng, a fermement réfuté les critiques remettant en cause l'utilité et l'efficacité de l'Office of the Special Prosecutor (OSP). Face aux appels récurrents à la suppression de cette institution dédiée à la lutte contre la corruption, il exhorte ses détracteurs à fonder leurs jugements sur une analyse factuelle et comparative des performances plutôt que sur des ressentiments personnels.

Une méthodologie d'évaluation contestée

Kissi Agyebeng soutient que l'efficacité de l'OSP ne peut être jugée sans une prise en compte rigoureuse des contraintes opérationnelles, des ressources allouées et de la complexité intrinsèque des dossiers traités. Lors d'une conférence de presse tenue le 26 août, il a invité le public et les observateurs à comparer les résultats de son bureau avec ceux d'autres institutions étatiques, tout en tenant compte de la diversité des mandats et des cadres juridiques respectifs. Selon lui, une analyse impartiale démontrerait que l'institution a rempli sa mission de manière crédible.

Bilan chiffré et état des procédures

Pour étayer sa défense, le procureur a rendu publics des indicateurs de performance arrêtés au 31 décembre 2025. À cette date, l'Office gérait 33 poursuites judiciaires en cours, tandis que 79 dossiers faisaient l'objet d'enquêtes approfondies et 161 autres étaient au stade des investigations préliminaires. Sur le plan des résultats judiciaires, l'institution a enregistré sept condamnations, un chiffre que le responsable présente comme une preuve de la résilience de ses services malgré les pressions extérieures.

La pérennité des institutions face aux critiques

Le procureur spécial a vivement critiqué la tendance à vouloir démanteler des structures publiques en raison de désaccords avec leurs dirigeants. Il estime que ces appels à l'abolition, souvent motivés par des antipathies personnelles envers les titulaires des postes, nuisent gravement à la construction nationale. En déclarant officiellement la « renaissance » de l'OSP, Kissi Agyebeng réaffirme la volonté de l'institution de maintenir son cap et de poursuivre son mandat, en dépit des remises en question persistantes sur son utilité au sein de l'appareil judiciaire ghanéen.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.