Le tribunal de Ndjaména a ajourné l’audience du 2 septembre au 4 septembre, invoquant l’état de santé du procureur. L’avocat de la défense, Maître Mogna Kebmeterd, saisit alors la faiblesse du dossier, tandis que les parties civiles insistent sur la nécessité d’une condamnation.
Report de l’audience et justification officielle
En milieu de journée, le procureur de la République, se déclarant malade, a demandé le report de la séance. Le juge a accepté, prévoyant la reprise du procès le vendredi 4 septembre, avec notamment les réquisitions du ministère public. Aucun autre motif n’a été communiqué.
La défense conteste la solidité des preuves
Maître Mogna Kebmeterd a interprété ce report comme une fuite du parquet, estimant que l’accusation ne dispose pas d’arguments suffisants pour soutenir les chefs d’inculpation. Selon lui, aucune nouvelle pièce n’a été versée au dossier et les parties civiles n’ont même pas présenté de pièces d’identité, ce qui, à son sens, rend le dossier « vide ». Il souligne également l’incohérence des témoignages recueillis auprès des victimes.
Réaction des parties civiles et appel à la justice
Maître Ahmad Abderahman, représentant les parties civiles, a rejeté les accusations d’incohérence, rappelant que les victimes attendent depuis des années une indemnisation. Il a insisté sur le fait que la priorité est que la justice se prononce, afin de réparer les souffrances subies. Les parties civiles ont ainsi réaffirmé leur volonté de voir les accusations de création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat, torture et séquestration retenues.
Contexte de l’incarcération et enjeux du procès
Abdoulaye Miskine, fondateur du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), a été arrêté en 2019 et détenu au Tchad en attendant son jugement. Les accusations portent sur des crimes graves commis dans le cadre du conflit en République centrafricaine. Le déroulement du procès, notamment la capacité du parquet à présenter des preuves solides, est crucial pour déterminer la responsabilité du groupe armé et répondre aux exigences de justice des victimes.