Le procès des Boeing 777 immatriculés à Madagascar est reporté au 27 octobre par le Pôle anti-corruption

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le procès des Boeing 777 immatriculés à Madagascar est reporté au 27 octobre par le Pôle anti-corruption

Le Pôle anti-corruption (PAC) de Madagascar a officiellement reporté au 27 octobre le procès concernant l'affaire des cinq Boeing 777-200 immatriculés dans le pays, puis localisés en Iran. Cette décision judiciaire intervient alors que la juridiction attend des compléments d'enquête cruciaux, notamment des réponses liées à l'Aviation civile de Madagascar (ACM) et à l'homme d'affaires Mamy Ravatomanga, actuellement détenu à Maurice.

Un report lié à des besoins d'instruction complémentaires

L'audience, qui devait marquer une étape décisive dans ce dossier complexe, s'est limitée à des formalités procédurales. Le PAC a justifié ce report par l'attente d'une réponse à une citation à comparaître visant l'ACM et Mamy Ravatomanga. Parallèlement, la juridiction a mentionné la nécessité d'intégrer les conclusions d'une « enquête numérique » dont la nature exacte reste à préciser. L'absence de l'ACM, pourtant partie plaignante, a également marqué les débats, malgré la présence initiale de son directeur général, Faniry Alban Rakotoarisoa, dans les locaux du tribunal.

Évolution des mesures de détention préventive

Sur les trente-trois personnes physiques et morales poursuivies, la majorité était présente lors de l'audience. Face aux vingt-et-une demandes de mise en liberté provisoire déposées par les avocats de la défense, le tribunal a accédé à sept requêtes. Parmi les bénéficiaires de cette mesure figure notamment une septuagénaire impliquée dans cette affaire aux multiples ramifications judiciaires.

Les enjeux d'une affaire aux multiples chefs d'accusation

L'affaire, révélée en juillet 2025, porte sur le transfert illicite de cinq aéronefs vers l'Iran, alors qu'ils étaient censés transiter par le Kenya pour une maintenance. Les appareils avaient été immatriculés à Madagascar via des documents provisoires, soulevant des questions majeures sur la sécurité et la souveraineté nationale. Les prévenus, parmi lesquels figurent des personnalités politiques et des responsables de l'aviation civile, font face à des chefs d'accusation lourds : atteinte à la souveraineté de l'État, abus de fonctions, corruption, faux en écriture publique, usurpation de fonctions, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Le fond du dossier sera examiné lors de la prochaine audience prévue fin octobre.

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