Le procès du prétendu chef du crime organisé Nafiz Modack et de ses 13 co‑accusés reprend ce lundi devant le Western Cape High Court. Les prévenus, poursuivis pour plus d’une centaine de chefs d’accusation, sont notamment jugés pour meurtre, tentative d’assassinat et blanchiment d’argent, dans le cadre d’un complot visant un avocat et un enquêteur de la police anti‑gang.
Reprise du dossier judiciaire au Western Cape High Court
Après plusieurs mois d’instructions, la Cour supérieure du Cap occidental a rouvert le dossier ce lundi. Le renvoi du procès intervient alors que les autorités continuent d’analyser les pièces à charge, notamment des enregistrements téléphoniques qui, selon le parquet, démontrent la coordination du complot. Le calendrier judiciaire prévoit encore plusieurs semaines d’audiences avant tout verdict.
Interrogatoire de Toufeek Brown sur le complot contre William Booth
Toufeek Brown, l’un des principaux suspects, est actuellement sous contre‑interrogatoire. Les magistrats cherchent à établir son rôle exact dans le projet d’assassinat de l’avocat capétien William Booth, visé pour son implication dans des affaires de criminalité organisée. Les questions portent également sur la mort de Charl Kinnear, détective de l’unité Anti‑Gang, dont le meurtre aurait été planifié en même temps que celui de Booth.
Les appels téléphoniques comme élément clé de l’enquête
Le parquet a présenté des preuves d’appels téléphoniques entre Toufeek Brown, son épouse Kauther Brown et deux autres co‑accusés. Selon les procureurs, ces communications auraient servi à coordonner les actions du groupe, notamment le suivi des déplacements de Booth et la mise en place du dispositif d’assassinat. La défense conteste toutefois la portée de ces échanges, arguant qu’ils pourraient être interprétés hors contexte.
Un lourd arsenal d’accusations contre les 14 prévenus
Au total, les 14 personnes mises en examen font face à plus de 100 chefs d’accusation. Outre le meurtre de Charl Kinnear et la tentative d’assassinat de William Booth, les charges incluent le blanchiment d’argent, la conspiration en vue de commettre des crimes graves et plusieurs infractions liées à la gestion d’un réseau criminel. Si les juges confirment la culpabilité de l’ensemble des prévenus, le verdict pourrait entraîner des peines de prison lourdes et un affaiblissement notable des structures criminelles du Cap occidental.