Le marché nigérian des carburants enregistre un léger repli des prix à la pompe, une tendance corrélée à la baisse des tarifs pratiqués dans les dépôts pétroliers. Cette dynamique, observée fin septembre 2026, reflète également l'impact direct de la volatilité des cours internationaux sur l'économie domestique.
Ajustements tarifaires dans les stations-service
La compagnie pétrolière MRS a initié une réduction de 20 nairas par litre sur le prix de l'essence à Lagos, ramenant le coût à 1 350 nairas. Parallèlement, plusieurs distributeurs indépendants ont ajusté leurs tarifs à la baisse, passant sous la barre des 1 380 nairas pour atteindre 1 360 nairas par litre. Ces révisions interviennent alors que les prix de gros dans les dépôts deviennent plus compétitifs, avec des niveaux atteignant 1 303 nairas par litre à Port Harcourt.
L'influence des marchés internationaux
Ce recul des prix à la pompe est soutenu par une tendance baissière sur les marchés mondiaux de l'énergie. Le baril de Brent a reculé de 2,14 % pour s'établir à 104,30 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a chuté de 1,89 % pour atteindre 92,82 dollars. Cette décrue affecte l'ensemble de la chaîne de valeur, incluant les produits raffinés, avec une baisse de 4,31 % pour l'essence et de 3,46 % pour le gaz naturel sur les marchés internationaux.
Disparités régionales et prix du diesel
Si la tendance est à la baisse pour l'essence, le rapport sur les prix en dépôt souligne des disparités persistantes, notamment pour le diesel (Automotive Gas Oil). Les tarifs varient significativement selon les zones géographiques : le litre de diesel se négocie à 1 790 nairas à Lagos, contre 1 900 nairas à Port Harcourt. Les moyennes régionales confirment cette tension, avec un coût moyen de 1 895 nairas à Port Harcourt, contre 1 823 nairas à Calabar. Le marché du gaz de pétrole liquéfié (GPL) affiche également des variations, avec un prix moyen de 1 125 nairas par kilogramme à Port Harcourt, contre 1 020 nairas à Warri.