Le prince Harry quitte le conseil d'administration d'African Parks sur fond de crise sécuritaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le prince Harry quitte le conseil d'administration d'African Parks sur fond de crise sécuritaire

Le duc de Sussex a officiellement quitté le conseil d'administration de l'organisation African Parks, une décision qui intervient dans un climat de vive controverse. Ce retrait fait suite à la reconnaissance, par l'ONG, d'exactions commises par ses agents de terrain à l'encontre des populations autochtones en République du Congo.

Des accusations de violences au parc d'Odzala-Kokoua

L'organisation, qui assure la gestion de nombreux espaces protégés sur le continent, a été mise en cause en janvier 2024 par des témoignages faisant état de graves violations des droits humains. Les faits, documentés près du parc national d'Odzala-Kokoua, impliquent des gardes forestiers accusés d'actes de torture, de violences sexuelles et d'homicides contre le peuple Baka. Après une enquête menée par le cabinet Omnia, l'ONG a formellement reconnu la véracité de ces incidents en mai 2025, suscitant une pression accrue de la part d'organisations internationales comme Survival International pour obtenir le départ des membres influents de sa direction.

Une transition présentée comme un choix personnel

Malgré le contexte de crise, le porte-parole du prince Harry a qualifié ce départ de choix personnel, tout en réaffirmant son attachement à la mission de conservation de la biodiversité portée par l'organisation. Le duc de Sussex, qui a siégé pendant dix ans au sein de la structure, dont six années à la présidence, maintient son soutien aux objectifs de protection de la faune sauvage, bien que ce retrait marque une rupture nette avec la gouvernance actuelle de l'ONG.

Un désengagement progressif des structures africaines

Ce départ constitue la seconde démission notable du prince en moins de deux ans concernant ses engagements sur le continent. En mars 2025, il avait déjà quitté l'association Sentebale, qu'il avait cofondée pour soutenir les jeunes touchés par le VIH au Lesotho et au Botswana, sur fond de tensions internes. Ces mouvements successifs au sein de ses organisations partenaires soulèvent des interrogations sur la restructuration de ses engagements publics, alors que des changements dans son agenda international sont annoncés pour les prochains mois.

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