Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a exigé du Premier ministre une mise en œuvre rapide du règlement des créances publiques envers les entreprises, afin de débloquer les chantiers en suspens et de soutenir la reprise économique du pays.
Un ordre présidentiel issu du Conseil des ministres du 28 octobre 2026
Lors du conseil des ministres du mercredi 28 octobre, le chef de l’État a rappelé que les retards de paiement constituent un frein majeur à la compétitivité du secteur privé sénégalais. Il a demandé au Premier ministre de prendre, en concertation avec les organisations patronales, toutes les mesures nécessaires pour accélérer l’apurement de la dette intérieure. Cette directive s’inscrit dans une volonté de garantir la continuité des projets publics et privés qui peinent à avancer faute de liquidités.
Impact direct sur les chantiers et les acteurs économiques
Les retards de règlement ont conduit à l’arrêt de plusieurs chantiers de construction et à la suspension de contrats dans les domaines de l’infrastructure, de la santé et de l’agriculture. En libérant les fonds dus, le gouvernement espère relancer ces activités, sécuriser les emplois et restaurer la confiance des investisseurs. Les organisations faitières du secteur privé, consultées par le président, ont souligné que la rapidité du paiement est cruciale pour éviter des défauts de paiement supplémentaires et pour permettre aux entreprises de respecter leurs propres engagements fournisseurs.
Priorités du Plan de Redressement économique et social (PRES) et de l’Agenda national 2050
Le président a également demandé une évaluation exhaustive de la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), ainsi qu’un examen du déploiement des projets phares de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Parmi les secteurs ciblés figurent la santé, l’enseignement supérieur, l’électrification rurale et les infrastructures hydrauliques. Le financement des campagnes de commercialisation des produits agricoles et horticoles a été placé en tête de liste, afin de soutenir les filières exportatrices et de renforcer la sécurité alimentaire.
Enjeux de stabilité sociale et de gouvernance
En insistant sur la rapidité du règlement des dettes, le gouvernement cherche à concilier deux objectifs majeurs : poursuivre les projets d’envergure tout en préservant la stabilité sociale. Un retard prolongé aurait pu alimenter des tensions sociales, notamment dans les régions où les projets d’infrastructure sont perçus comme des leviers de développement local. Le président a donc souligné que la continuité de l’action publique dépend d’une gestion rigoureuse des engagements financiers envers le secteur privé.