Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a contesté depuis les États‑Unis les accusations de trahison formulées par des militants de Pastef, en rappelant le serment qu’il a prononcé le 2 avril 2024 devant le peuple et Dieu.
Déclaration du président à l’ONU
Alors qu’il participait à l’Assemblée générale des Nations unies, Diomaye Faye a accordé une interview au groupe France Médias Monde. Il y a dénoncé les allégations selon lesquelles il aurait trahi les intérêts du parti Pastef, soulignant que son engagement solennel reste la seule contrainte morale qui le lie à son mandat.
Le serment du 2 avril 2024 comme repère
Le président a rappelé que, le 2 avril 2024, il avait prêté serment devant la nation sénégalaise et devant Dieu, promettant de respecter la Constitution et de servir les intérêts du pays. Selon ses propos, aucune décision politique ou manœuvre interne ne peut remettre en cause cet engagement sacré, ce qui, selon lui, invalide toute accusation de « trahison » portée par des factions internes.
De l’alliance électorale à la rupture avec Ousmane Sonko
En mars 2024, Ousmane Sonko, alors interdit de candidature, avait désigné Diomaye Faye comme porte‑drapeau de la coalition Pastef. Le duo a remporté le premier tour de l’élection présidentielle avec 54 % des suffrages, et le nouveau président a nommé Sonko Premier ministre. Cependant, les tensions se sont aggravées : en juin 2026, l’ancien Premier ministre a accusé le président de vouloir affaiblir Pastef en contournant les instances du parti.
Décrets de mai 2026 et nouvelle position de Sonko
Le 22 mai 2026, un décret présidentiel a mis fin aux fonctions de Sonko et à l’ensemble du gouvernement, marquant la rupture officielle du partenariat. Quatre jours plus tard, le même Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, succédant à Malick Ndiaye qui avait démissionné pour lui céder le mandat. Cette évolution illustre la recomposition rapide des forces politiques sénégalaises après la crise interne.