Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré à Washington la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, afin de faire progresser un programme de financement de 2,2 milliards de dollars. Cette entrevue s’inscrit dans la volonté de Dakar de sécuriser des ressources tout en maîtrisant une dette publique estimée à 132 % du PIB.
Accord technique de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI
Deux semaines avant la rencontre, le Sénégal et le Fonds monétaire international ont conclu un accord technique prévoyant un prêt de 2,2 milliards de dollars réparti sur trois ans. Le décaissement dépend désormais de l’approbation du conseil d’administration du FMI, étape qui reste à franchir avant tout versement.
Endettement et exigences de soutenabilité
Le gouvernement sénégalais a indiqué, via son compte X, son désir d’avancer rapidement vers un nouveau programme, tout en soulignant la nécessité de rendre la dette plus soutenable. Avec un ratio dette/PIB de 132 %, Dakar cherche à réduire ses dépenses publiques et à renégocier les conditions avec ses créanciers. Julie Kozack, directrice de la communication du FMI, a rappelé que le calendrier de mise en œuvre était encore prématuré, insistant sur les défis liés à l’endettement.
Soutien supplémentaire de la Banque mondiale et du secteur privé
En parallèle, le président a rencontré les responsables de la Banque mondiale, qui ont confirmé la poursuite de leur accompagnement financier. Le secteur privé américain montre également son intérêt : la société de cybersécurité Cybastion a annoncé un investissement de 300 millions de dollars destiné à renforcer la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal. Ces engagements visent à rassurer les bailleurs et les entreprises américaines quant à la stabilité économique du pays.
Prochaines étapes diplomatiques
Après Washington, Bassirou Diomaye Faye doit se rendre aux Émirats arabes unis, où il poursuivra probablement les discussions sur le financement et la coopération économique. La concrétisation du programme du FMI et la capacité du Sénégal à maîtriser son endettement resteront des points de suivi essentiels pour les investisseurs et les partenaires internationaux.