Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye exige une refonte profonde du système financier mondial pour libérer les économies africaines

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye exige une refonte profonde du système financier mondial pour libérer les économies africaines

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a profité d'une tribune internationale aux États-Unis pour dénoncer les conditions d'emprunt pénalisantes imposées aux pays africains. Il appelle à une réforme structurelle de l'architecture financière mondiale afin de permettre aux États de financer leurs services publics sans être étouffés par le service de la dette.

L'impasse budgétaire des États africains

Le chef de l'État sénégalais a souligné une réalité critique : le poids du service de la dette absorbe des ressources essentielles qui devraient être allouées à l'éducation, à la santé et aux infrastructures. Cette situation contraint les nations africaines à s'endetter sur les marchés internationaux à des conditions souvent défavorables, réduisant drastiquement leurs marges de manœuvre budgétaires. Pour Bassirou Diomaye Faye, cette dynamique freine le développement et nécessite une refonte des mécanismes de financement globaux.

Le défi de l'accord avec le FMI

Au niveau national, le Sénégal illustre ces tensions avec la mise en œuvre d'un accord technique conclu avec le Fonds monétaire international, portant sur un financement de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 243 milliards de francs CFA. Si le gouvernement, par la voix du ministre des Finances Cheikh Diba, ambitionne de restructurer le profil de la dette et d'injecter 300 milliards de francs CFA en soutien aux entreprises, cette stratégie fait face à une vive contestation. Un collectif de 191 personnalités a exprimé ses craintes quant aux conséquences sociales de ces mesures, redoutant que l'effort de restructuration ne pèse lourdement sur les ménages et les services publics essentiels.

Vers une gouvernance internationale plus équitable

Au-delà des enjeux nationaux, le président sénégalais prône une transformation des instances de décision internationales. Il réclame une représentation plus équilibrée des pays africains au sein des organisations mondiales pour mieux refléter les intérêts du Sud global. Dans cette perspective, il soutient activement la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale. L'objectif est de parvenir à un système fiscal international plus juste, capable de renforcer la mobilisation des ressources internes et de réduire la dépendance des États africains vis-à-vis d'emprunts extérieurs coûteux.

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