Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rappelé, lors du Conseil des ministres du 28 octobre, que la continuité des pouvoirs publics est indispensable pour préserver la crédibilité des institutions. Il a chargé le Premier ministre de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires afin d’appliquer les projets de loi de finances rectificative 2026 et de loi de finances 2027 déjà déposés à l’Assemblée nationale.
Un appel à la stabilité institutionnelle
Dans son discours, le chef de l’État a souligné que la stabilité des organes de l’État constitue le socle de la confiance citoyenne et de la légitimité des décisions publiques. En insistant sur la « continuité des pouvoirs publics », il vise à éviter toute rupture ou remise en cause du cadre budgétaire en cours, notamment dans un contexte où les institutions sont scrutées par les acteurs économiques et la société civile.
Les exigences juridiques pour les lois de finances 2026‑2027
Le président a explicitement demandé au Premier ministre d’engager les « dispositions juridiques idoines » pour garantir la mise en œuvre systématique des politiques, programmes et projets contenus dans les deux projets de loi de finances. Cette instruction implique la rédaction de décrets d’application, la mise à jour des textes réglementaires et la coordination avec les ministères concernés afin d’assurer le décaissement des crédits prévus.
Tensions parlementaires autour de la LFR 2026
Le rappel de la continuité intervient alors que l’examen de la loi de finances rectificative 2026 suscite des désaccords à l’Assemblée nationale. Bien que le président n’ait pas mentionné directement ces frictions, son message vise à apaiser les inquiétudes et à pousser les parlementaires à débattre dans un cadre constructif, afin de ne pas compromettre le calendrier budgétaire.
Enjeux pour l’action publique et la crédibilité économique
En garantissant la continuité et la mise en œuvre rapide des lois de finances, le gouvernement sénégalais cherche à rassurer les investisseurs, les partenaires internationaux et les bailleurs de fonds. Une exécution fluide des budgets 2026 et 2027 est perçue comme un indicateur de bonne gouvernance, essentiel pour la stabilité macroéconomique et la poursuite des réformes en cours.