Lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé son soutien à la candidature de l’ancien chef d’État Macky Sall pour le poste de secrétaire général. Il a profité de l’occasion pour rappeler la nécessité d’une plus grande représentation du continent africain dans les instances dirigeantes de l’ONU.
Discours du président Faye à New York
Le jeudi 24 septembre, le chef de l’État sénégalais a pris la parole devant les 193 États membres, invitant chacun à voter en faveur de Macky Sall. Il a souligné que le moment était venu de passer du « constat » à l’« action », qualifiant la candidature d’une question de justice, de crédibilité et d’équilibre du système international. Selon lui, un secrétaire général issu d’une expérience africaine renforcerait la légitimité de l’ONU face aux crises actuelles.
Le profil de Macky Sall comme atout pour l’ONU
Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2022, est présenté comme un « leader expérimenté » capable de dialoguer avec l’ensemble des membres. Le président Faye a rappelé que son parcours, marqué par des réformes économiques et une diplomatie régionale active, correspondait aux exigences d’un mandat qui doit gérer des conflits, des enjeux climatiques et des inégalités mondiales. La candidature sénégalaise mise ainsi sur la combinaison d’expérience politique et de connaissance des dynamiques africaines.
Représentation africaine et ambition au Conseil de sécurité
En parallèle, le président a rappelé la candidature du Sénégal pour un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2031‑2033. Cette double démarche vise à renforcer la voix du continent dans les décisions de sécurité internationale. Faye a lié les deux objectifs, arguant que la présence d’un secrétaire général africain et d’un représentant sénégalais au Conseil contribuerait à une gouvernance mondiale plus inclusive.
Perspectives pour la réforme de la gouvernance mondiale
Le soutien du Sénégal s’inscrit dans un contexte de débats plus larges sur la réforme de l’ONU, notamment la répartition des postes de direction et la transparence des processus électoraux. Si Macky Sall obtient le mandat, cela pourrait accélérer les discussions sur la diversification géographique des instances supérieures. Le président Faye a conclu en réitérant la demande de soutien du Sénégal, soulignant que le choix du prochain secrétaire général est une opportunité pour l’Afrique de démontrer son rôle central dans la diplomatie internationale.