Le président kényan William Ruto a réitéré son engagement à transférer la gestion du parc national d'Amboseli aux autorités du comté de Kajiado. Malgré une suspension judiciaire temporaire bloquant le transfert initié en novembre 2025, le chef de l'État a assuré que cette transition vers une gestion locale serait effective avant la fin de l'année, soulignant sa volonté de promouvoir une équité territoriale accrue.
Un bras de fer judiciaire sur la décentralisation
Le transfert de la gestion du parc national d'Amboseli, l'un des joyaux naturels du Kenya, est actuellement entravé par des procédures judiciaires. Le président Ruto a fermement critiqué les opposants à cette mesure, comparant cette résistance aux obstacles rencontrés par d'autres réformes gouvernementales, telles que le programme de logement abordable et l'autorité de santé sociale. Pour l'exécutif, cette décentralisation s'inscrit dans une stratégie plus large visant à corriger les déséquilibres historiques dans la répartition des ressources nationales.
Investissements massifs dans les infrastructures de Kajiado
Parallèlement à ce dossier, le président a détaillé une série d'investissements visant à désenclaver la région de Kajiado. Parmi les projets phares figurent la construction de 220 km de nouvelles routes pour un coût de 13 milliards de shillings, ainsi que l'achèvement de l'axe routier Illasit-Rombo-Chala-Njukini-Taveta, estimé à 9,4 milliards de shillings. Ces infrastructures visent à réduire drastiquement les temps de trajet et à faciliter les échanges commerciaux entre les comtés, tout en renforçant l'accès aux services publics via de nouveaux centres de formation médicale et des projets de logements sociaux.
Réorganisation du secteur minier à Magadi
Au-delà de la gestion des parcs, le gouvernement a durci sa position vis-à-vis de l'exploitation des ressources naturelles. Le président a ordonné la fermeture de la société Tata Chemicals, opérant sur le site de production de carbonate de soude du lac Magadi. Le gouvernement reproche à l'entreprise un manque d'investissement dans la modernisation de l'usine, une création d'emplois insuffisante et un non-respect des réglementations environnementales. L'État prévoit désormais de sélectionner un nouvel investisseur capable de favoriser la transformation locale du minerai, afin que le Kenya puisse capter une valeur ajoutée plus importante sur ses exportations.