Le président national du Congrès national africain (ANC), Gwede Mantashe, a vivement critiqué la démarche d'Andile Lungisa, membre du Comité exécutif national, qui a choisi de contester judiciairement son retrait de la liste des candidats pour la métropole de Nelson Mandela Bay. Cette intervention souligne les tensions persistantes au sein du parti au pouvoir à l'approche des échéances électorales locales.
Une gestion interne privilégiée par la direction
En marge d'une campagne de terrain menée à Kariega, dans la province du Cap-Oriental, Gwede Mantashe a exprimé son désaccord profond avec la stratégie juridique adoptée par Andile Lungisa. Pour le président national de l'ANC, le recours aux tribunaux pour régler un différend lié à la composition des listes électorales constitue une entorse aux procédures internes du parti. Il estime qu'un membre expérimenté, tel que M. Lungisa, se doit de privilégier les instances de médiation et de discipline du mouvement plutôt que de porter les griefs sur la place publique ou devant la justice.
La discipline partisane face aux ambitions électorales
La déclaration de M. Mantashe met en lumière une ligne rouge claire fixée par la direction de l'ANC : les affaires internes ne doivent pas devenir des dossiers judiciaires. En qualifiant la démarche de son collègue de prématurée et inappropriée, le président national réaffirme l'autorité de l'organisation sur ses membres. Cette position vise à maintenir une cohésion nécessaire alors que le parti mobilise ses troupes pour les prochaines élections locales, où la gestion des investitures reste un point de friction majeur.
L'enjeu de la cohésion avant le scrutin
Alors que Gwede Mantashe poursuit ses activités de campagne, incluant des rencontres de proximité et des réunions communautaires, cet épisode illustre les défis de gouvernance interne auxquels l'ANC fait face. La volonté de la direction de résoudre les conflits en vase clos témoigne d'une stratégie visant à éviter l'étalage des divisions devant l'électorat. La suite de cette affaire dépendra désormais de la capacité du parti à imposer ses mécanismes de résolution de litiges face à la détermination d'Andile Lungisa de faire valoir ses droits par la voie légale.