Cinq ans après le coup d'État du 5 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya a marqué cet anniversaire par un hommage solennel aux membres des forces de sécurité disparus. Au-delà de la commémoration, le chef de l'État a réitéré sa volonté de poursuivre les réformes structurelles, plaçant le programme Simandou 2040 au cœur de sa stratégie de développement à long terme pour la Guinée.
Un hommage aux forces de sécurité
Le discours présidentiel a débuté par une séquence de recueillement dédiée aux militaires tombés lors des événements de 2021. En choisissant de privilégier la mémoire des disparus plutôt que de dresser un bilan politique classique de son mandat, le président a souligné le rôle central des Forces de défense et de sécurité dans la stabilité actuelle du pays. Cet appel au recueillement national visait à marquer une étape symbolique dans la trajectoire de la transition guinéenne.
La cohésion nationale comme levier de développement
Sur le plan social, le président Doumbouya a affirmé que les efforts de son administration ont permis de réduire l'ethnocentrisme, un facteur historique de division au sein de la société guinéenne. Selon le chef de l'État, cette consolidation du vivre-ensemble constitue une condition sine qua non pour la réussite des grands projets économiques. Cette stabilité interne est présentée par le pouvoir comme le socle nécessaire pour attirer les investissements et mener à bien les chantiers d'envergure nationale.
L'ambition économique du programme Simandou 2040
Le projet Simandou 2040 demeure l'axe majeur de la vision économique du gouvernement. Ce plan de développement sur quinze ans, adossé à l'exploitation du gisement de fer, prévoit des investissements globaux dépassant les 200 milliards de dollars. Les autorités guinéennes ambitionnent de multiplier par quatre le produit intérieur brut, visant 152 milliards de dollars d'ici 2040, contre environ 35 milliards actuellement. Le projet mise également sur la création de plus de 50 000 emplois directs et indirects dans le secteur minier. Si le président a confirmé son engagement à mener ce programme à son terme, aucun calendrier opérationnel précis n'a été dévoilé pour les prochaines étapes de cette transformation industrielle.