Le président ghanéen John Dramani Mahama a exhorté son gouvernement à adopter une réponse plus pragmatique et immédiate face aux dérèglements climatiques. Lors de l'investiture de nouveaux membres de son cabinet, il a souligné que la protection de l'environnement doit désormais être au cœur de l'agenda national pour préserver les infrastructures et les moyens de subsistance des populations.
Des menaces climatiques aux conséquences tangibles
Le chef de l'État a dressé un constat alarmant de la situation actuelle au Ghana. Les inondations récurrentes, l'érosion côtière, la hausse des températures et l'instabilité des régimes pluviométriques ne sont plus des projections théoriques, mais des réalités qui fragilisent directement les communautés locales et les infrastructures publiques. Pour le président, le modèle de développement du pays doit impérativement concilier croissance économique et préservation des écosystèmes, sans quoi la viabilité future du pays est compromise.
Une synergie ministérielle indispensable
Pour répondre à ces défis, le président Mahama a officiellement chargé la nouvelle ministre de l'Environnement, de la Science et de la Technologie, le Dr Zanetor Agyeman-Rawlings, de renforcer la résilience climatique du pays. Il a insisté sur la nécessité d'une collaboration étroite entre ce ministère et celui de l'Administration locale, de la Chefferie et des Affaires religieuses, dirigé par Mahama Ayariga. Cette coopération est jugée essentielle pour harmoniser la gestion des déchets, l'aménagement du territoire et la protection des ressources naturelles, des domaines où les institutions ne peuvent plus agir de manière isolée.
Une gouvernance inclusive et partenariale
Au-delà de l'action gouvernementale, le président a plaidé pour une approche inclusive. Il a encouragé la ministre de l'Environnement à intégrer les chefs traditionnels, les organisations religieuses, les assemblées de district, la communauté scientifique et la société civile dans le processus décisionnel. En faisant de ces acteurs des partenaires stratégiques, le gouvernement espère ancrer ses politiques environnementales au plus près des réalités locales et garantir une mise en œuvre efficace sur l'ensemble du territoire national.