Le président Mahama alerte sur la fragilité financière des entreprises publiques ghanéennes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Le président Mahama alerte sur la fragilité financière des entreprises publiques ghanéennes

Le président ghanéen John Dramani Mahama a exprimé de vives inquiétudes concernant la santé financière des entreprises d'État (SOE). Malgré un patrimoine global estimé à 407,85 milliards de GH¢, ces entités cumulent des passifs atteignant 282 milliards de GH¢, une situation qui appelle, selon le chef de l'État, à une intervention urgente pour assainir la gestion publique.

Un déséquilibre structurel au sein du portefeuille public

Lors de la conférence des conseils d'administration et des directeurs généraux de la SIGA en septembre 2026, le président Mahama a mis en lumière une disparité préoccupante dans les bilans comptables. Si l'ensemble des entreprises publiques affiche une solvabilité théorique, la réalité opérationnelle révèle des déficits marqués au sein de certaines catégories d'entités, menaçant la viabilité à long terme de ces structures stratégiques pour l'économie nationale.

La situation critique des entités étatiques

L'analyse détaillée des données financières à fin 2025 montre une fracture nette entre les différentes catégories d'entreprises. Les « autres entités étatiques » concentrent les difficultés les plus importantes : avec des actifs évalués à 341,6 milliards de GH¢, elles supportent un passif nettement supérieur, s'élevant à 382,75 milliards de GH¢. Ce décalage souligne une dépendance accrue à l'endettement pour financer des activités dont la rentabilité ne couvre pas les engagements financiers.

La performance contrastée des sociétés à participation majoritaire

À l'inverse, les entreprises où l'État détient une participation majoritaire présentent une situation comptable plus équilibrée. Ces structures affichent des actifs de 96,69 milliards de GH¢ pour un passif de 82,7 milliards de GH¢. Bien que cette catégorie soit moins exposée, le président Mahama a insisté sur la nécessité d'une vigilance accrue sur l'ensemble du secteur public. La gestion de ces passifs représente désormais un enjeu majeur pour la stabilité budgétaire du pays, nécessitant une révision des stratégies de gouvernance au sein des conseils d'administration pour redresser les entités les plus fragiles.

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