Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a publiquement salué l'engagement de John Mahama et du Ghana dans la promotion de la justice réparatrice à l'échelle mondiale. Cette reconnaissance intervient dans le sillage de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies d'une résolution historique qualifiant la traite des Africains de crime le plus grave contre l'humanité.
Une avancée diplomatique portée par le Ghana
Adoptée le 25 mars 2026 sous la référence 80/250, la résolution est le fruit d'une initiative diplomatique menée par le Ghana au nom du Groupe africain. John Mahama avait annoncé cette ambition dès septembre 2025 lors de la 80e session de l'Assemblée générale. Ce texte ne se contente pas de nommer le caractère criminel de l'esclavage racialisé ; il appelle formellement les États membres à engager un dialogue inclusif sur les mécanismes de réparation, visant à corriger une distorsion historique majeure dans la perception mondiale des droits humains.
Le soutien stratégique du Brésil
Le Brésil, sous l'impulsion de Lula da Silva, a été un allié clé dans ce processus. Le soutien brésilien avait été officialisé lors du sommet CELAC-Afrique à Bogotá, en Colombie, avant même le vote final à New York. Pour le président brésilien, cette décision onusienne constitue un acte de courage politique nécessaire pour rééquilibrer les relations internationales, soulignant que la communauté mondiale doit désormais dépasser la simple reconnaissance symbolique pour s'attaquer aux conséquences structurelles de cette période historique.
Vers une mise en œuvre concrète
Depuis l'adoption de la résolution, les efforts se sont intensifiés pour transformer ces principes en mesures pratiques. En juin 2026, Accra a accueilli une conférence de haut niveau dédiée à la justice réparatrice, réunissant des acteurs internationaux pour définir les étapes opérationnelles de cet agenda. Si la résolution marque une victoire diplomatique pour le continent africain, le défi reste désormais de maintenir cette dynamique multilatérale pour répondre aux enjeux de justice et de souveraineté soulevés par le président Lula lors de son allocution à la 81e Assemblée générale des Nations Unies.