Le président William Ruto a déclaré ce jeudi 4 septembre 2026 la fermeture des petites boutiques exploitées par des ressortissants étrangers au Kenya, une décision qui fait écho à ses précédentes critiques publiques adressées à la République démocratique du Congo pendant la campagne électorale.
Annonce officielle du président Ruto
Lors d’une allocution publique, le chef de l’État kényan a indiqué que les commerces de petite taille, détenus par des étrangers, devaient cesser leurs activités sur le territoire national. L’annonce, faite le même jour que la publication de l’information, a été présentée comme une mesure prise par le gouvernement pour répondre à des préoccupations internes, sans précision supplémentaire sur les critères d’application ou le calendrier de mise en œuvre.
Rappel du discours anti‑RDC lors de la campagne électorale
Cette décision s’inscrit dans la continuité d’un « coup de gueule » que Ruto avait exprimé à l’encontre de la République démocratique du Congo pendant la campagne électorale précédente. À l’époque, le président avait critiqué la RDC sur des questions de politique régionale, suscitant des réactions variées au sein de la communauté internationale. Le rappel de ce discours dans le contexte actuel souligne la dimension politique de la mesure, perçue par certains observateurs comme une continuité de la rhétorique nationaliste du chef de l’État.
Enjeux potentiels pour le commerce et les relations bilatérales
La fermeture des commerces étrangers pourrait avoir des répercussions sur le tissu économique local, notamment en affectant les entrepreneurs étrangers qui opèrent dans le secteur du commerce de proximité. Bien que les effets concrets restent à mesurer, la mesure pourrait influencer les flux d’investissements et les relations commerciales du Kenya avec les pays d’où proviennent ces commerçants. Sur le plan diplomatique, la décision pourrait également être perçue comme un signal de la politique intérieure du Kenya vis-à-vis des acteurs économiques étrangers, avec des implications possibles pour les accords bilatéraux et la perception du pays comme destination d’affaires.