Le président John Mahama a souligné, lors de la cérémonie d’investiture, que le serment des trois nouveaux juges de la Cour suprême ghanéenne constitue un engagement réel envers les citoyens, et non un simple rite protocolaire.
Un serment présenté comme un pacte avec le peuple
Devant les membres du Parlement et les familles des magistrats, le chef de l’État a rappelé que le texte prononcé par les juges revêt une dimension « conséquencielle », c’est‑à‑dire qu’il engage directement la responsabilité de chaque magistrat envers la nation. Selon lui, la légitimité de la Cour ne provient pas d’une autorité politique, mais de la confiance que les Ghanéens placent dans l’institution judiciaire.
Les exigences de l’indépendance judiciaire
John Mahama a insisté sur la nécessité pour les nouveaux juges d’exercer leurs fonctions sans crainte ni faveur, en se détachant de toute influence affective ou partisane. Il a rappelé que la Constitution de 1992, texte fondateur du système démocratique ghanéen, doit guider chaque décision, garantissant ainsi le respect des droits fondamentaux et la préservation de la séparation des pouvoirs.
Profil des magistrats assermentés
Les trois personnalités investies sont la justice Sophia Rosetta Oduokouan Bernasko‑Essah, le juge Edward Amoako Asante et le magistrat Anthony Forson Jr. Leur nomination, validée par le Parlement, marque une étape importante dans le renouvellement de la plus haute juridiction du pays. Le président a salué le parcours professionnel de chacun, ainsi que le soutien de leurs familles, collègues et mentors, qui ont contribué à leur accession à ce poste exigeant.
Valeurs attendues et missions prioritaires
Dans son allocution, le président a énuméré les qualités essentielles que les nouveaux juges doivent incarner : jugement éclairé, intégrité personnelle, courage intellectuel et patience. Il les a également chargés de protéger les droits constitutionnels, de veiller à ce qu’aucune personne ou institution ne se place au‑dessus de la loi, et de garantir la continuité d’un pouvoir judiciaire autonome, pilier de la démocratie ghanéenne.