Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré à Fox News, depuis New York, qu’il avait passé environ sept heures avec le guide suprême Mojtaba Khamenei lors d’une rencontre datant d’un mois. Il a affirmé que le dirigeant était « tout à fait, complètement » apte à exercer ses fonctions, malgré son absence prolongée des apparitions publiques.
Déclaration de Pezeshkian à New York
Interrogé par le journaliste Bret Baier, Pezeshkian a précisé qu’il avait personnellement vu Khamenei et qu’il n’avait constaté aucun signe de faiblesse physique. Cette affirmation repose exclusivement sur le témoignage du président iranien, aucune source indépendante n’a pu confirmer l’état de santé du guide suprême.
Contexte de la rencontre d’août
Les médias d’État iraniens avaient déjà annoncé en août une entrevue entre les deux responsables. Reuters avait indiqué que les discussions portaient sur des dossiers intérieurs et extérieurs, notamment les difficultés quotidiennes des Iraniens, les enjeux économiques, les sanctions internationales et les orientations politiques du pays. Aucun enregistrement visuel n’a accompagné ces annonces, ce qui fait de la déclaration de Pezeshkian le principal élément public attestant de la réunion.
Absence publique du guide suprême depuis sa nomination
Mojtaba Khamenei a succédé à son père, Ali Khamenei, en mars 2026, après la mort de ce dernier lors d’attaques américaines et israéliennes. Depuis sa désignation, aucune apparition publique clairement authentifiée n’a permis de vérifier son état physique, même si plusieurs décisions et nominations ont été publiées au nom du nouveau guide. Les communications avec le guide suprême étaient décrites comme « particulièrement difficiles » avant la réunion d’août.
Implications pour la gouvernance iranienne
En l’absence de preuves visuelles ou de témoignages indépendants, l’affirmation de Pezeshkian reste le seul indicateur public de la capacité de Khamenei à diriger. Cette incertitude alimente les interrogations des observateurs internationaux sur la stabilité du pouvoir en Iran, alors que le pays continue de faire face à des sanctions économiques et à des tensions géopolitiques. Le suivi de toute future apparition ou déclaration officielle sera crucial pour évaluer la continuité du leadership suprême.