Le président iranien Masoud Pezeshkian reconnaît l'impact sévère des sanctions américaines sur l'économie nationale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Le président iranien Masoud Pezeshkian reconnaît l'impact sévère des sanctions américaines sur l'économie nationale

Le président iranien Masoud Pezeshkian a publiquement reconnu l'impact dévastateur des sanctions américaines sur l'économie de son pays, marquant un revirement notable par rapport à ses déclarations précédentes. Face à ce qu'il qualifie désormais de situation de guerre économique, le chef de l'État envisage des mesures d'austérité, notamment sur le prix des carburants.

Une reconnaissance de la vulnérabilité économique

Alors qu'il affirmait il y a quelques jours encore que les pressions extérieures resteraient sans effet, Masoud Pezeshkian a admis lors d'une intervention télévisée que les sanctions entravaient gravement le fonctionnement du pays. Le président a souligné que l'Iran traverse une période de « guerre » nécessitant une adaptation aux conditions de crise. Cette déclaration intervient dans un contexte de durcissement de la politique américaine, illustré par les récentes annonces du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, visant à accentuer l'asphyxie économique de Téhéran.

Le poids du blocus sur les échanges commerciaux

La réalité des chiffres corrobore ce constat de fragilité. Le président iranien a révélé une chute de 25 à 35 % des volumes d'importations et d'exportations au cours des derniers mois. Cette baisse est directement corrélée au maintien d'un blocus naval sur les ports iraniens. Le vice-président Mohammad Jafar Ghaempanah a précisé que ces entraves logistiques empêchent désormais l'Iran d'importer les quantités de pétrole nécessaires pour combler le déficit de sa production intérieure.

La délicate question des subventions aux carburants

Pour répondre à cette contraction des revenus, le gouvernement envisage une réforme sensible : l'augmentation du prix de l'essence. Masoud Pezeshkian a évoqué un doublement du tarif pour le troisième palier de consommation, passant de 5 000 à 10 000 tomans. Cette mesure représente un défi politique majeur pour l'exécutif, le pays ayant historiquement maintenu des prix très bas grâce à un système de subventions massives. Toute modification de cette politique tarifaire, dans un climat de tension sociale et économique, constitue un point de bascule critique pour la stabilité intérieure du pays.

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