Le président ghanéen John Dramani Mahama a participé mercredi au Forum économique et humanitaire Russie-Afrique à Moscou, un événement qui a servi de tribune à Vladimir Poutine pour réaffirmer la volonté de la Russie de soutenir un ordre mondial plus équilibré et de renforcer les liens commerciaux avec le continent africain.
Moscou accueille les dirigeants africains
Le rassemblement, qui s’est tenu sur deux jours et se clôturera le 29 octobre, a réuni plusieurs chefs d’État africains autour d’un programme dédié aux échanges sur le commerce, l’énergie, la technologie, la paix, la sécurité et le développement durable. La présence de Mahama souligne l’intérêt croissant des nations africaines à diversifier leurs partenariats au-delà des acteurs traditionnels.
Putin prône un ordre mondial multipolaire
Dans son allocution d’ouverture, le président russe a déclaré que la domination d’un petit groupe de pays sur les décisions mondiales était révolue, annonçant l’émergence de nouveaux centres de gouvernance. Il a qualifié la transition vers un monde multipolaire d’« objective et irréversible », insistant sur la nécessité d’une représentation plus équitable des pays en développement dans les instances internationales.
Commerce agricole russo‑africain en plein essor
Putin a mis en avant les chiffres du commerce agricole, précisant que la Russie avait exporté plus de 13 millions de tonnes de produits agricoles vers l’Afrique entre janvier et septembre 2026. Cette donnée illustre l’importance croissante de l’agro‑exportation russe comme levier de coopération économique avec le continent.
Le poids économique du BRICS face au G7
Le président russe a rappelé que, sur les cinq dernières années, les pays du BRICS représentaient plus de 40 % du PIB mondial, contre moins de 30 % pour le G7. Cette évolution, selon lui, témoigne d’un basculement durable en faveur des économies émergentes, dont les nations africaines font partie intégrante.
Perspectives de coopération au-delà du forum
En clôture, Poutine a souligné l’engagement de la Russie à approfondir les relations économiques et humanitaires avec l’Afrique, en offrant un espace de dialogue « libre et ouvert ». Il a également cité le défunt Thomas Sankara pour dénoncer la dette comme forme de néocolonialisme, appelant les pays africains à défendre leurs intérêts et à tracer leurs propres trajectoires de développement. Le forum, en réunissant décideurs et experts, devrait donc servir de catalyseur à des projets concrets dans les domaines évoqués.