Lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président ghanéen John Dramani Mahama a réaffirmé l’appel de son pays pour la levée immédiate de l’embargo économique, commercial et financier qui pèse sur Cuba depuis plusieurs décennies, arguant que ces sanctions nuisent aux populations civiles et contreviennent aux principes du droit international.
Un plaidoyer ghanéen au cœur de l’AGNU
Devant les chefs d’État du monde, Mahama a rappelé que le blocage imposé à Cuba entrave son développement économique et social. Selon lui, les restrictions créent des difficultés généralisées qui sont incompatibles avec la dignité humaine et la coopération internationale. Le président a ainsi inscrit la position de son pays dans une perspective plus large de respect du droit international et de solidarité entre nations.
Appel à soutenir le nouveau Programme économique et social de Cuba
Le dirigeant ghanéen a souligné l’importance d’appuyer le « Programme économique et social » récemment lancé par La Havane, estimant que la communauté internationale doit favoriser la croissance et le bien‑être des Cubains plutôt que d’imposer des mesures qui pèsent sur les citoyens ordinaires. Il a insisté sur le fait que les sanctions collectives ne devraient jamais être utilisées comme levier dans des désaccords géopolitiques.
Une vision élargie de la solidarité internationale
Au-delà de la question cubaine, Mahama a profité de son allocution pour attirer l’attention sur d’autres crises, notamment le conflit au Soudan et les urgences humanitaires à travers l’Afrique. Il a appelé les États à orienter leurs réponses vers la protection des civils et le respect de la souveraineté des États, rappelant que la cohérence des actions internationales repose sur le même principe de dignité humaine invoqué pour Cuba.
Implications pour la diplomatie africaine et les relations Sud‑Sud
Le discours de Mahama illustre la volonté croissante des pays africains de jouer un rôle actif dans les débats mondiaux, en défendant des positions qui lient les enjeux de sanctions, de droits humains et de développement. En articulant la levée de l’embargo cubain avec la nécessité d’une réponse plus équitable aux crises africaines, le Ghana cherche à renforcer la coopération Sud‑Sud et à promouvoir une gouvernance internationale plus équilibrée.