Lors du Troisième Forum Russie-Afrique à Moscou, le président ghanéen John Dramani Mahama a lancé un appel à l’ensemble du continent pour qu’il participe activement à la transformation induite par l’intelligence artificielle (IA). Il a présenté un cadre de coopération avec la Russie destiné à doter l’Afrique des compétences et des infrastructures nécessaires à profiter de cette technologie.
Une vision africaine de l'IA présentée à Moscou
Mahama a rappelé que l’IA redéfinit les modes de production économique, les services publics et les processus d’apprentissage. Selon lui, l’Afrique ne doit pas rester spectatrice mais devenir actrice de cette mutation, en adaptant ses politiques et ses capacités techniques pour tirer parti des opportunités offertes par l’IA.
Domaines prioritaires de coopération entre le Ghana et la Russie
Le président a détaillé les secteurs où le Ghana recherche une coopération concrète avec la Russie : l’agriculture, la santé, l’éducation, les services municipaux, la gestion du transport, la collecte des impôts et le suivi environnemental. Ces domaines reflètent les besoins de modernisation du pays et la volonté d’utiliser l’IA pour améliorer l’efficacité et la qualité des services offerts aux citoyens.
Le programme russo‑africain d’innovation numérique : objectifs et mécanismes
Mahama a proposé la création d’un « Programme d’innovation numérique et d’intelligence artificielle Russie‑Afrique ». Ce dispositif rassemblerait universités, instituts de recherche, entreprises et agences publiques africaines afin de mener des recherches conjointes, d’évaluer soigneusement des projets pilotes et de développer les compétences techniques sur le continent. Le programme vise à instaurer un cadre structuré pour le transfert de connaissances et le partage de ressources entre les deux partenaires.
Enjeux pour le développement durable et les services publics en Afrique
En positionnant le Ghana comme un hub d’innovation en IA, le président Mahama espère que le pays deviendra un pont entre l’expertise africaine et les capacités technologiques russes. L’objectif déclaré est de mobiliser l’IA au service du développement durable, en renforçant la productivité agricole, en améliorant la prise en charge médicale, en modernisant l’éducation et en optimisant la gestion urbaine et environnementale. Cette orientation stratégique pourrait également inspirer d’autres États africains à adopter des modèles similaires de coopération technologique.